Dans les écoles, la question de l’éviction des élèves malades revient régulièrement. Face aux idées reçues, aux pratiques locales et aux pressions des familles, le SNALC rappelle la nécessité de s’en tenir strictement aux textes officiels. L’arrêté du 3 mai 1989 en fixe les règles.
La varicelle
Concernant la varicelle, l’éviction est prévue « jusqu’à guérison clinique ». Les sujets contacts ne sont pas concernés par cette mesure. Dans ce cadre, les professeurs des écoles n’ont pas à apprécier la situation au cas par cas, ni à adapter les règles en fonction des usages locaux. Leur responsabilité est d’appliquer les dispositions réglementaires.
La gale
La gale, elle aussi mentionnée dans l’arrêté, relève du même principe d’ « éviction jusqu’à guérison clinique ». Cette mesure ne concerne pas les cas contacts.
Ces situations ne doivent donner lieu à aucune adaptation individuelle. L’enjeu reste d’éviter la propagation d’une parasitose très contagieuse dans les classes.
Entre cadre médical et consignes variables
Dans tous les cas, le rôle des professeurs des écoles n’est pas de trancher médicalement. L’éviction, sa durée et le retour en classe relèvent d’une appréciation prononcée par un membre du corps médical. C’est essentiel pour éviter toute remise en cause. La diffusion d’informations aux familles doit être rigoureuse, mais jamais nominative.
Certaines recommandations sanitaires plus récentes, notamment diffusées par l’Assurance maladie (1), évoquent des conduites différentes, en particulier pour la varicelle. Cela peut entraîner des consignes locales variables, y compris de la part des IEN.
Dans ce contexte, les PE peuvent être confrontés à des directives difficiles à concilier. En cas de consignes différentes, le SNALC recommande d’en demander la formalisation écrite.
Entre cadre réglementaire et réalités du terrain, des règles existent et doivent être connues et appliquées. Dans un contexte marqué par l’accueil croissant d’élèves de moins de trois ans, le SNALC appelle à la vigilance : les PE doivent s’appuyer sur les textes et éviter les interprétations approximatives.
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1513-École du 7 mai 2026





