Le SNALC fait régulièrement référence aux EMAS ou EMASco (équipes mobiles d’appui à la scolarisation) pour la gestion des élèves à besoins particuliers ou à « comportement défi ». Accompagner et conseiller les équipes des écoles, collèges et lycées confrontées à une situation complexe impliquant un élève en situation de handicap, ou susceptible de l’être, fait pleinement partie de leurs missions.
Composée de professionnels du secteur médico-social (chefs de service, éducateurs spécialisés, psychologues) et parfois de PE spécialisés chargés de mission, l’EMASco ne se substitue pas aux RASED, mais intervient en complément.
Elle « peut être mobilisée par le PAS et assurer des interventions directes auprès des élèves, en sus de sa mission initiale d’appui-ressource auprès de la communauté éducative. Dans ce cadre, le renfort des EMAS sur lesquelles les PAS prennent appui est prévu ». Pourtant, avec le déploiement des PAS1 et des dotations en postes insuffisantes dans toutes les académies, des PE engagés dans les EMASco voient aujourd’hui leur mission s’interrompre.
Jusqu’à présent, le recours à l’EMASco relevait de l’IEN dans le premier degré ou du chef d’établissement dans le second degré. Avec la généralisation des PAS, le SNALC craint qu’un maillon décisionnel supplémentaire s’ajoute et qu’il devienne nécessaire de passer aussi par ces pôles avant de pouvoir bénéficier de l’expertise des EMASco.
Article publié dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1514-École du 5 juin 2026





