Trop souvent dans l’ombre, les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) occupent pourtant une place essentielle dans la vie des écoles maternelles. La qualité de la scolarisation repose en grande partie sur le binôme PE/ATSEM, mais des efforts restent encore nécessaires pour la pleine reconnaissance de leur rôle indispensable.
Les missions des ATSEM
Leurs missions sont définies par le décret n°92-850 du 28 août 1992, modifié par le décret n°2018-152 du 1er mars 2018, ce dernier ayant permis de les clarifier et de les élargir. Les ATSEM assistent les PE pour l’accueil et l’hygiène des élèves, préparent et entretiennent le matériel ainsi que les locaux. Membres de la communauté éducative, ils participent aux activités pédagogiques sous la responsabilité du PE et accompagnent les élèves à besoins éducatifs particuliers.
En novembre 2023, une charte nationale1 est venue renforcer cette reconnaissance. Elle affirme le rôle éducatif des ATSEM, clarifie leurs relations avec les PE et améliore leur formation ainsi que leurs conditions de travail. Bien qu’employés par la mairie, les ATSEM sont placés sous l’autorité fonctionnelle de la directrice ou du directeur durant le temps scolaire.
Un accompagnement adapté
Depuis la loi du 26 juillet 2019 pour une École de la confiance, la maternelle accueille tous les enfants dès 3 ans, y compris ceux ayant des besoins particuliers ou n’ayant pas encore acquis l’autonomie physiologique. Les ATSEM accomplissent donc les gestes d’aide requis, dans le respect du rythme et de l’intimité de chaque enfant.
L’article R. 412-127 du Code des communes précise que « toute classe maternelle doit bénéficier des services d’un agent communal spécialisé… ». Toutefois, le texte n’impose la présence d’un ATSEM qu’à l’échelle de l’école, et non par classe à temps plein. C’est là toute la limite du système, alors que l’école maternelle détecte souvent les situations de handicap, dont la reconnaissance et l’accompagnement peuvent tarder durant des mois.
Pour le SNALC, la bonne volonté des personnels et les belles chartes ne suffisent plus pour accueillir correctement les élèves et demande la présence d’un ATSEM à temps plein par classe.
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Article publié dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1515-École du 10 juillet 2026





