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Les enseignants seraient-ils des sous-fonctionnaires ?

© magnific_macniak-2914013359

La note d’information de la DEPP de février 2026 sur les conditions de vie familiale des enseignants révèle un décalage statistique préoccupant par rapport aux autres cadres de la fonction publique. Le SNALC alerte depuis longtemps sur la dégradation du niveau de vie des professeurs et le manque de reconnaissance de l’Institution.

Les données mentionnées dans cette note rappellent aussi une évidence : les enseignants ne sont pas seulement des agents du service public, ce sont également des parents, des conjoints et des citoyens qui doivent concilier leur métier avec une vie familiale souvent exigeante.

En 2023, 77 % des professeurs déclarent vivre en couple contre 72 % des autres cadres de la fonction publique d’État (FPE), et près des deux tiers ont au moins un enfant à charge, contre la moitié des autres cadres. La DEPP souligne également que les enseignants recourent plus souvent au temps partiel ou à des interruptions de carrière pour s’occuper de leurs enfants.

Ces choix, loin d’être anecdotiques, traduisent une réalité de terrain : l’organisation du système éducatif repose sur l’investissement personnel des agents et sur des arbitrages familiaux généralement coûteux pour les femmes. Ainsi, 46 % des enseignantes ont eu recours à un temps partiel contre 17 % des hommes, et 49 % des femmes ayant changé de département l’ont fait pour suivre leur conjoint, contre 36 % des hommes.

Autre élément marquant signalé par la DEPP : le niveau de vie des enseignants reste globalement inférieur à celui des autres cadres de la FPE. L’écart de rémunération avec les autres cadres de catégorie A devient abyssal, détériorant l’attractivité du métier tout en paupérisant les conditions de vie des professeurs.

La DEPP précise par ailleurs que les écarts de rémunération sont aussi marquants au sein même de l’Éducation nationale entre hommes et femmes, comme entre premier et second degrés.  Pourtant, le métier continue d’être perçu comme « compatible », voire « idéal » pour la vie familiale, alors que la réalité ne correspond pas vraiment à cette image. Les contraintes de mutations ou encore l’impossibilité de s’absenter lorsqu’un imprévu familial survient, rendent difficile l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle.

Pour le SNALC, ces données imposent une réflexion sur l’organisation du travail d’enseignant. Améliorer l’attractivité du métier passe nécessairement par une revalorisation salariale réelle — le SNALC revendique 1 000 euros mensuels de rattrapage sans contrepartie — mais aussi par une meilleure prise en compte de la vie personnelle. Cela implique une mobilité plus humaine et efficace, des conditions de travail améliorées et la reconnaissance financière du temps invisible consacré au métier en dehors des obligations de service.


Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1513-École du 7 mai 2026