La mise en place du PPCR en 2017 a uniformisé les rythmes d’avancements. Des accélérations de carrière restent néanmoins possibles. Le SNALC en rappelle les modalités et le fonctionnement.
L’accélération suite aux rendez-vous de carrière
Les trois grades (classe normale, hors-classe et classe exceptionnelle) de la carrière des PE sont rythmés par le passage d’échelons à durée propre et fixe, à l’exception des 6e et 8e échelons de la classe normale. Chaque échelon correspond à un niveau de rémunération, le passage à l’échelon suivant s’effectuant automatiquement après une certaine durée. Suite aux deux premiers rendez-vous de carrière, certains PE bénéficient d’une accélération d’un an pour accéder plus rapidement aux 7e et 9e échelons. Le troisième et dernier rendez-vous de carrière donne lieu à un avis de l’IA-DASEN, déterminant pour la rapidité de passage au grade suivant : la hors-classe.
L’accélération liée à l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA)
L’ASA est une bonification d’ancienneté attribuée à tout PE affecté depuis au moins trois ans consécutifs dans une école figurant sur la liste officielle de l’arrêté du 16 janvier 2001 parue dans le BO du 8 mars 2001.
À l’issue de ces trois premières années, une accélération de carrière de trois mois est octroyée, complétée ensuite par deux mois de bonification par année supplémentaire. Ces mois sont directement crédités pour avancer la date du passage à l’échelon supérieur.
L’accélération liée à la fonction de directeur
Tout PE occupant un poste de direction pour une année scolaire entière bénéficie, à l’issue de chaque année d’exercice, d’une bonification de trois mois. À la date du changement d’échelon prévu par ancienneté, l’enseignant profite alors d’un report d’ancienneté rétroactif générant un rattrapage financier sur les salaires suivants.
Au cours de l’année 2025, des changements concernant les rythmes d’avancement avaient été envisagés. Le SNALC a suivi de près cette réforme qui n’a pas été menée à terme, du fait de l’instabilité politique. Le SNALC continue de dénoncer le système du PPCR, qu’il juge mal conçu et inadapté aux réalités des personnels enseignants
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1512-École du 10 avril 2026





