Les enseignants d’EPS sont particulièrement touchés par la souffrance au travail, dès 30 ans, plus encore après 50 ans et particulièrement les femmes (Étude DEPP). Le SNALC porte des solutions urgentes d’aménagement des fins de carrière et milite pour que cette pénibilité soit reconnue dans les conditions de départ à la retraite. La retraite progressive n’est ni de droit, ni gratuite. D’autres voies doivent être envisagées.
« La souffrance physique dans l’exercice du métier est réelle pour un très grand nombre de professeurs d’EPS. La Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’EN a publié en 2010, un audit concernant la santé des professeurs d’EPS (1).
En moyenne près d’un professeur sur deux connaît des problèmes de santé directement liés à l’exercice de sa discipline. Ce taux moyen de 50 % varie au cours de la carrière. À moins de 30 ans, les jeunes professeurs sont moins affectés puisque seulement 13 % déclarent avoir de tels problèmes. Mais rapidement, de 35 à 39 ans, ce taux s’élève à 48 %. Il atteint les 71 % pour les professeurs de 50 ans et plus (cf graphique 1), ce qui est considérable. »
Source : Souffrance physique et aménagement de carrière en EPS
« Il n’est pas concevable de faire travailler des professeurs d’EPS au-delà de 62 ans. Ce serait ajouter de la pénibilité et de la souffrance et méconnaître la réalité du métier, les conditions d’enseignement, l’usure des enseignants. »
Source : EPS : une pénibilité à faire reconnaître
« Aujourd’hui, avec le projet Macron (…) les 43 annuités (…) me concernent mais surtout l’âge minimal de départ est encore repoussé de 2 ans. Je devrai donc “tenir” minimalement jusqu’à 64 ans pour percevoir une pension et jusqu’à 66 ans pour une retraite à taux plein. »
Source : Retraite à 64 ans : l’immense désillusion
« L’idée d’un double mi-temps combiné de professeur-tuteur pourrait faciliter la fin de carrière de professeurs chevronnés physiquement affectés. Reconnus pour leur expertise, volontaires, ils partageraient leur temps de travail avec un novice. Chacun exercerait 10 h d’enseignement. Le tuteur compléterait son service de 20 h, par 10 h d’aide à la préparation des leçons et à l’accompagnement pédagogique du stagiaire en classe. »
« La réduction adaptée d’activité serait une autre possibilité d’aménagement de fins de carrière qui autoriserait, un travail rémunéré à taux plein par paliers dégressifs de 2 à 3 h de sous-service selon les raisons médicales, pouvant aller jusqu’au mi-temps thérapeutique. »
« Enfin, l’ouverture des droits à la retraite à partir de 62 ans sans décote, ou autre malus, est aussi une autre solution qui devrait être sérieusement examinée en raison de l’état de santé de nombreux collègues et des contraintes objectives des contextes de travail. »
Source des trois citations ci-dessus : Retraites et la pénibilité en EPS ?





