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UNSS, une facture salée : pour qui, pourquoi ?

© iStock-1082891286_Richard Villalon

Nous avons dans notre précédente lettre évoqué l’augmentation de 10 % des contrats licence qui de 14,2€ passent à 15,6€ depuis la rentrée.

Si cette augmentation est absorbée par les AS cela peut représenter un coup de 100 à 200€ pour les trésoreries des associations ce qui est une somme non négligeable, alors que beaucoup d’entre elles sont en grande difficulté.

Contrairement à certaines organisations syndicales qui s’insurgent à grands cris, ce qui nous choque dans cette affaire ce n’est pas la possible répercussion de cette augmentation sur le budget des familles. Ne soyons pas faussement alarmistes ! Franchement, comment une augmentation annuelle d’1,5€ va grever les budgets familiaux ? A moins de 20€, le prix des licences UNSS, reste très compétitif pour les familles, comparé à ceux des licences des clubs fédéraux, 5 à 10 fois plus chers.

Non, ce qui nous choque c’est surtout le principe d’une telle augmentation et à un triple titre.
Premièrement, alors que l’état, dans la perspective des JO de 2024, encourage le dynamisme sportif tous azimuts, on peut se demander pourquoi il ne soutient pas davantage l’UNSS, organisation reconnue d’utilité publique forte de plus d’un million de licenciés, et pourquoi il autorise la répercussion de cette augmentation sur le compte des familles.
Deuxièmement, en ventilant cette levée de fond sur les AS, l’UNSS place une nouvelle fois ses animateurs devant des responsabilités qui ne devraient pas leur incomber. En effet les équipes doivent maintenant faire le choix soit d’augmenter le coût de la licence, et donc de s’exposer et d’assumer des retours frontaux de certaines familles, soit de prendre sur leur trésorerie propre ce surcout. On connaît les difficultés financières de nombreuses AS. On sait aussi l’énergie déployée et gaspillée par les professeurs d’EPS pour faire rentrer des fonds dans leurs caisses (et dont on peut comprendre la lassitude à jouer les GO -gentils organisateurs de boum, de lotos, etc. – ou les gérants d’actions de vente de portes à portes). Et tout cela pour assurer la survie de leur association et in fine le maintien d’une partie de leur propre activité professionnelle. Cette situation est déjà inacceptable alors comment juger cette augmentation sinon indécente et irrespectueuse !

Enfin, cette augmentation soulève une question fondamentale. Pour qui et pour quoi faire ? Pour financer quelles dépenses, quelles pratiques : l’organisation de rencontres nationales dans des activités très spécifiques et élitistes ou encore des jeux, raids et autres tournois nationaux et internationaux, qui concernent des élites qui ne font que réinvestir des compétences sportives de haut niveau acquises dans des clubs fédéraux ?
Ces pratiques constituent une vitrine coûteuse, très déformée et très éloignée de la vie quotidienne et des activités des petites AS. Les professeurs-animateurs ont le sentiment de les financer, de payer une dîme, voire, pour les plus en difficulté, d’être victimes de racket.

L’UNSS ne deviendrait-elle pas une sorte d’hydre à deux têtes, avec d’un côté la base qui vit des activités ordinaires et fournit à grands coups d’efforts la plus grande part des adhérents et des finances et de l’autre une élite, distincte et séparée, qui vit des expériences extraordinaires financées par les ressources communes ? L’UNSS serait-elle devenue à ce point une structure à la logique ultra-libérale ?