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UNSS : les débuts de la fin ?

© Stock_1227586908_Amornrat Phuchom

L’épidémie de covid est-elle en train de venir à bout des AS et de l’UNSS ? Suite aux restrictions d’activités et des rencontres sportives durant 20 mois, les associations sportives scolaires se portent mal, particulièrement en lycée. Il n’était déjà pas évident de mobiliser les jeunes les mercredis après-midis, mais en cette rentrée les difficultés financières et de recrutement s’aggravent.

 

De nombreuses AS sont exsangues. Certaines, malgré leur fragilité et des effectifs qui ont chuté de 40 à 80 %, ont remboursé leurs adhérents d’une partie de leur cotisation pour l’année catastrophique passée, ou proposent une réduction compensatrice pour l’année à venir. D’autres, plus endettées, n’ont rien pu faire, soumises aux onéreux contrats d’établissement qui eux n’ont pas baissés.

Alors que tout repars dans les clubs sportifs pour les pratiquants munis du « pass sanitaire », le protocole national UNSS qui n’a pas retenu cette solution, interdit en contre-partie les sports collectifs en salle (excepté le volley) et de contact jusqu’au 15 novembre. Il n’exclut pas les rencontres sportives mais elles sont paradoxalement limitées par l’interdiction des brassages du protocole EPS.

Pour les AS, les injonctions sont donc toujours multiples, contradictoires et freinatrices, alors que la concurrence des clubs sportifs offre des possibilités bien plus ouvertes et attrayantes. Comment dans de telles conditions remotiver les élèves et relancer les AS ?

Pour les partisans du sport scolaire, il y a tout lieu de s’inquiéter, il en va de sa survie. A moins qu’un autre plan ne se trame; les crises débouchant sur des opportunités. Il y a deux ans la Cour des comptes (rapport 2019) projetait que lorsque « l’adhésion à l’association est faible, les trois heures fléchées vers l’animation du sport scolaire pourraient être remises à la disposition du chef d’établissement ». Un effondrement des AS serait un très bon prétexte à de nouvelles solutions, comme redonner des heures à l’éducation nationale tout en offrant ce champ au monde sportif, facilitées par la récente fusion des deux ministères.

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