Nouveau référentiel, nouveau décret, nouvelles missions… mais toujours pas de temps supplémentaire à la hauteur des besoins ! Alors que les conditions de travail des directrices et directeurs continuent de se dégrader, le Ministère empile les textes sans répondre à l’essentiel : donner du temps pour faire le travail demandé.
Le décret du 25 août 2026 pourrait, de prime abord, sembler constituer une avancée. Il permet de majorer les décharges lorsque certaines « conditions d’exercice spécifiques » sont réunies. Ce dispositif, qui répond notamment à la situation particulière des écoles parisiennes, peut désormais être mobilisé sur l’ensemble du territoire.
Mais le SNALC appelle les collègues à la vigilance : ce texte est beaucoup trop flou pour constituer une véritable garantie. Qui décidera ? Pour quelles écoles ? Sur quels critères ? Les modalités de compensation financière à destination de l’Éducation nationale doivent en outre être fixées par convention avec la collectivité territoriale.
Le risque de faire de la décharge une variable dépendant des capacités locales est donc bien réel. Pour le SNALC, le temps nécessaire à l’exercice des missions de direction ne doit pas dépendre du portefeuille d’une collectivité.
Ce décret s’inscrit dans la continuité d’une logique que le SNALC dénonce depuis des années : les responsabilités des directrices et directeurs s’élargissent, sans que les moyens humains suivent. Le nouveau référentiel, publié en mai 2026, aggrave cette réalité : davantage de missions sans temps supplémentaire, c’est davantage de charge de travail.
Pour le SNALC, la solution n’est pas de multiplier les dispositifs dérogatoires ou les conventions locales, mais de garantir nationalement des décharges suffisantes, équitables et d’alléger réellement les missions.
| Nombre de classes | Décharges d’enseignement |
|---|---|
| 1 | 12 jours par an, fractionnables |
| 2 et 3 | 20 jours par an |
| 4 et 5 | 1/4 temps hebdomadaire |
| 6, 7, 8 et 9 | 1/2 temps hebdomadaire |
| 10 et + | Décharge totale |
Le SNALC continuera de défendre une direction d’école reconnue et respectée, sans évolution du directeur en supérieur hiérarchique.
Retrouvez les analyses et revendications du SNALC dans notre dossier Direction d’école.





