Dégradations des conditions de travail, suppressions de postes, réformes des contenus d’enseignements, remise en cause des rythmes scolaires… Devenir PE en 2026 doit plus que jamais relever d’un choix extrêmement réfléchi, d’autant que la réforme de la formation initiale et les modalités de recrutement ont tardé à être annoncées.
Pour passer le CRPE, deux voies coexistent : le CRPE niveau licence dès Bac+3 et le CRPE niveau master à Bac+5. En amont, il est possible de s’inscrire en licence professorat des écoles (LPE, ex-PPPE) ou dans une autre licence. Après l’obtention du CRPE master (ancienne version), rien ne change véritablement, le stagiaire reste à temps plein face aux élèves.
À l’inverse, le stagiaire issu du CRPE licence (nouvelle version) poursuivra en M2E 1ère année (Master Enseignement Éducation mention « professorat des écoles ») comme élève fonctionnaire, avec 12 semaines de stage et 450 à 500 heures à l’INSPÉ. En M2E 2e année, il deviendra fonctionnaire stagiaire (18 semaines de stage en responsabilité à mi-temps devant élèves et 300 heures à l’INSPÉ).
En termes de rémunération, le Ministère annonce 1 400 € net/mois pour les élèves fonctionnaires et 1 800€ net/mois pour les fonctionnaires stagiaires. Ces derniers devront s’engager à rester 4 ans dans la fonction publique après titularisation, sous peine de remboursement d’un montant – encore inconnu – au Trésor Public.
Entre ces deux versions du CRPE, la principale différence réside dans l’accès au master, désormais conditionné par l’obtention du CRPE (qui intervenait auparavant à l’issue du master).
À noter : il est possible de passer le second concours interne ouvert aux fonctionnaires ou aux agents non titulaires ayant accompli une durée déterminée de services dans la fonction publique ou dans l’enseignement, et remplissant les conditions de diplôme exigées.
Le 3e concours s’adresse aux personnes en reconversion professionnelle justifiant d’au moins cinq années d’expérience dans le secteur privé, sans diplôme spécifique requis.
Le SNALC déplore le manque d’attractivité du CRPE, qui ne s’arrangera pas avec la contrainte d’un engagement de 4 ans pour les futurs candidats alors que l’objectif de la réforme était justement de renforcer l’attrait pour le métier.
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1513-École du 7 mai 2026





