Le SNALC souhaite que le gouvernement tire au plus vite les leçons des vagues de canicule sans précédent, que la France a subies au cours du printemps et de l’été 2026.
Jusqu’à présent, aucun texte n’encadre les conditions thermiques des activités physiques scolaires (cours d’EPS et sport scolaire). Or, les enseignants, comme les chefs d’établissement, ne peuvent plus se satisfaire d’un défaut de réponse de l’État sur ces questions qui renvoie systématiquement à leur appréciation les conditions climatiques et les décisions locales pouvant en découler.
La question est pourtant simple : au-dessus et en deçà de quelles températures des élèves peuvent-ils pratiquer sans danger des activités sportives ?
Concernant les temps chauds, l’INRS a défini une température limitante : 28°C pour une activité physique. S’agissant des temps froids, les experts s’accordent à dire qu’en dessous de 5°C les risques de blessure deviennent très importants et que sous 0°C les pratiques sportives sont déconseillées pour éviter les bronchospasmes et autres complications. L’ONSES, organisme du ministère, stipule par ailleurs qu’en hiver « en EPS, la température des salles ne soit pas inférieure à 15°C ».
Or, les remontées des établissements montrent des gestions très disparates malgré des contextes de pratique identiques, selon l’humeur ou les intérêts des décideurs locaux.
En été, comme en hiver, en cas de températures extrêmes, face au vide réglementaire, la décision d’arrêter ou de faire pratiquer les élèves incombe immanquablement aux enseignants (et chefs d’établissement) toujours censés agir « en bon père de famille » (note de service 94-116 du 4/6/1996).
De ce fait, ce sont eux qui portent toute la responsabilité en cas d’activité et d’incident, comme en cas de non-pratique, qui se verrait contestée. Ils restent seuls à devoir rendre des comptes.
Cette décharge de l’État sur le dos des acteurs de terrain n’est plus admissible. Dès cette rentrée, le SNALC demande que soit enfin établi un cadre réglementaire précis autorisant ou pas les pratiques physiques des élèves selon des seuils de températures clairs, été comme hiver !
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1516 du 4 septembre 2026





