Consultation des organisations représentatives
Compte rendu du SNALC du 2 juin 2026
LE THÈME
L’Inspection générale (IGESR) et la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) présentent les enjeux des projets de programmes d’EPS au cycle 4 et recueillent les avis des 4 organisations syndicales présentes (SNALC, SNEP, UNSA, SGEN).
L’ESSENTIEL
Dans le cadre des lettres de saisine adressées au Conseil supérieur des programmes (CSP), une révision des programmes a été mise en place par un groupe piloté par deux inspecteurs généraux. S’ensuit une consultation classique avec questionnaire en ligne, sollicitation des corps d’inspection en académie, concertation des organisations syndicales, puis consultation des associations de spécialistes. Les textes seront ajustés puis présentés au CSL et au CSE à l’automne.
Le bilan des programmes de 2015 faisait apparaître des satisfactions comme des insatisfactions. Le groupe de rédaction a travaillé à définir des objectifs moins flous, à valoriser la motricité et la culture, tout en conservant la liberté de déclinaison et d’action sur le terrain.
Le programme s’organise autour de cinq objectifs généraux, quatre champs d’apprentissage et trois attendus de fin de collège par champ.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- Ce programme a les mêmes défauts que les autres programmes refondus actuellement : il s’appuie sur une lettre de saisine qui devrait être caduque et qui a imposé des « points de vigilance » parfois insultants pour les professionnels que nous sommes, de même qu’une colonne « exemples de réussite » qui devrait être inutile si les objectifs contenus dans la colonne de gauche étaient suffisamment clairs.
- Des points forts : recentrage de l’EPS sur la motricité, les capacités physiques, les habiletés techniques et tactiques, moins d’intellectualisme, des objectifs qui précisent ce qui relève du corporel et ce qui relève du culturel. L’ordre des cinq objectifs généraux convient au SNALC, de même que la simplification conceptuelle.
- Des points négatifs : les champs d’apprentissage sont structurés sur une base qui est fausse ou tellement large qu’elle ne veut rien dire. Le SNALC déplore l’absence d’un axe fort et prioritaire : nous avons une population de jeunes qui souffrent physiquement et mentalement, et cela ne transparaît pas dans ces programmes.
- Le SNALC réclame un changement important : il faut faire attention aux modes d’entrée dans les activités physiques ; l’entrée par la compétition doit coexister avec une entrée par le plaisir, et même une entrée par la santé.
L’AVIS DU SNALC
Bien que des divergences existent entre les organisations syndicales, une unanimité s’est dégagée sur des points essentiels comme la nécessité d’objectifs clairs et enseignables, d’une refonte des champs d’activité et de points d’entrée variés. Une partie de l’IGESR a d’ailleurs suivi le SNALC sur ce dernier point.