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Note de lecture : «École ouverte» de Jean-Michel Blanquer

© EcoleOuverte_SolangedeJesus_SNALC

Le titre fait volontairement écho au dispositif bien connu mis en place dans l’Éducation nationale depuis 2003. Il donne prétexte à une justification de la politique menée par le ministre pendant la crise sanitaire. L’École maintenue ouverte durant des périodes de confinement est présentée comme une réussite incontestable qui sous-tend toute la «démonstration» de l’auteur. Pour preuve, les résultats post-confinement des élèves sont équivalents à ceux de 2018. Si Jean-Michel Blanquer en tire gloriole, on peut les interpréter à l’inverse comme des révélateurs de la faiblesse du niveau scolaire français.

 

Nous regretterons les trop rares citations de sources (certaines provenant du ministère de l’EN lui-même) pour étayer les chiffres avancés et l’argumentation. L’acheminement des tests salivaires ? Un « miracle ». La formation des P.E. ? Un « point de consensus mondial ». La réforme du lycée ? Plébiscitée par les lycéens ! 

L’ouvrage, divisé en deux chapitres, de taille très inégale, est déséquilibré dans le fond et la forme. Le rapport entre les deux parties prête à confusion : l’épidémie aurait eu le «mérite » de nous faire retrouver le « sens de l’école » ; celui-ci est tracé à grands traits au travers de l’histoire de l’avènement de l’école républicaine. Jean-Michel Blanquer souligne l’importance du legs des Lumières, prônant le règne de la raison. Or, son école de la « confiance » fait passer d’une aptitude intellectuelle (la raison) à un sentiment (la confiance). En plaçant l’affect au-dessus de la raison, il fait scission avec l’héritage des Lumières duquel il se réclame. 

Dans un style hyperbolique, truffé de formules parodiques et quasi incantatoires, le chapitre 2 opère un glissement sémantique du titre, « mantra » devenu « projet philosophique et politique » : co-éducation des enfants, généralisation du mentorat et de la formation entre pairs, développement de la culture collaborative entre les professeurs… sur fond de gouvernance mondialisée. Les personnels apprécieront-ils ce « nouvel humanisme » censé accroître leur bien-être ? La question reste… ouverte. 

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1458 du 15 novembre 2021

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