Réunion avec la DGESCO
Compte rendu du SNALC du 13 mai 2026
LE THÈME
Le Ministère (Bureau des collèges de la DGESCO et Inspection Générale) présente les contours du futur concours général et recueille l’avis des syndicats.
L’ESSENTIEL
Le Ministre souhaite proposer un concours général, inspiré de celui existant au lycée, mais avec des objectifs spécifiquement adaptés au collège. L’ambition est de donner envie aux collégiens, quel que soit leur profil, de participer et de valoriser leur potentiel. Un palmarès départemental sera établi et donnera lieu à une cérémonie de remise des prix. Le Ministre souhaite garantir une parité de participation entre filles et garçons pour chaque épreuve, dans chaque établissement.
Ce concours comportera cinq épreuves : raisonnement scientifique et mathématiques, écriture créative et littéraire, histoire ou géographie, création artistique bidimensionnelle, et informatique et technologies d’avenir. Ces épreuves s’appuieront sur les programmes de troisième, mais un niveau d’exigence supérieur sera attendu. Elles se distinguent du DNB et valorisent notamment les compétences rédactionnelles des élèves.
L’objectif est d’atteindre 10 % des élèves de troisième. La première édition aura lieu en janvier ou février 2027. Les épreuves se dérouleront sur le temps scolaire, et chaque élève ne pourra s’inscrire qu’à une seule épreuve, afin de ne pas allonger excessivement les plages horaires.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
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À l’heure où le collège rencontre des difficultés majeures, l’urgence porte sur les postes, les effectifs et les conditions de travail. Ce concours général est perçu comme un gadget.
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L’objectif de participation fixé à 10 % est très ambitieux. Il faut veiller à ce que l’application stricte de la parité ne prive pas des filles ou des garçons motivés de la possibilité de participer.
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Organiser ce concours sur temps scolaire n’exclut pas la convocation de collègues pour la surveillance sur des heures où ils n’assurent normalement pas de cours. Il est donc nécessaire de prévoir une note de service précisant explicitement la rémunération qui leur sera attribuée.
L’AVIS DU SNALC
Le SNALC entend la volonté de rendre la connaissance plus motivante et reconnaît que les épreuves proposées ont fait l’objet d’une réflexion approfondie. Le ministère ne s’interdit d’ailleurs pas de retravailler ces épreuves, par exemple en y intégrant les langues. Cependant, pour le SNALC, ce n’est pas la priorité dans un système éducatif actuellement en crise. Les préoccupations du ministère devraient d’abord porter sur la question des salaires et sur l’amélioration des conditions de travail.





