Depuis sa création, le 3e grade du corps des AAE est un grade à accès fonctionnel (GRAF), contingenté à 10 % de l’effectif global du corps[1]. Le SNALC, avec d’autres organisations, n’a cessé de réclamer depuis des années le passage à un rapport promus/promouvables qui permet l’augmentation significative du nombre de promotions et l’accès à tous les AAE, quelles que soient leurs fonctions.
Le SNALC salue la publication du décret 2026-388 du 19 mai 2026 au JORF du 21 mai modifiant le statut des AAE en ce sens à compter de la campagne 2027. L’article 6 fixe les nouveaux critères de promouvabilité : « Peuvent être promus au grade d’attaché d’administration hors classe, au choix, par voie d’inscription à un tableau annuel d’avancement établi par le ministre ou l’autorité de rattachement au sens de l’article 5, les attachés principaux ainsi que les directeurs de service justifiant, au plus tard le 31 décembre de l’année au titre de laquelle le tableau d’avancement est établi, d’au moins huit ans de services effectifs dans leur grade ou dans un grade équivalent d’un corps civil ou cadre d’emploi de même niveau ». Les taux de promotion sont fixés pour les années 2027 et 2028 à 8 % et 10 % par un arrêté paru également le même jour.
C’est bien sûr une avancée très importante. Mais une fois la hors classe obtenue, le promu se trouve bloqué au 6e échelon, le suivant étant un échelon spécial (ES) qui s’obtient par inscription au choix à un tableau d’avancement. Sans l’accès à cet échelon spécial, dont l’effectif est limité à 2 % de la totalité des agents du corps, la hors classe perd alors de son intérêt : la carrière se terminera à l’IM 835 au lieu de 826, soit + 44,30 € brut /mois. La promotion à la hors classe n’a de sens que si elle permet de manière certaine l’obtention de la HEA (IM 977 au chevron A3).
Le SNALC revendique la linéarisation de l’ES, transformé en 7e échelon, attribué à partir de 3 ans d’ancienneté dans le 6e échelon, à l’image de ce qui a été fait pour les enseignants appartenant à des corps de même niveau que celui des AAE. C’est une mesure de justice indispensable pour reconnaître l’engagement et le haut niveau de responsabilité des AAE, à qui l’on demande toujours plus, que ce soit en EPLE où ils ont eu à subir la mise en place d’OP@LE, l’extension de la GRH de proximité, la loi 3DS… ou dans les services en tension et en manque de personnels.
[1] décret 2005-1090 du 1er septembre 2005




