Les AESH peuvent être missionnés pour assister des candidats ayant des aménagements aux examens. Tout élève, qui en a fait la demande auprès de l’autorité compétente et qui a reçu un avis favorable, qu’il soit accompagné ou non le reste de l’année, peut se voir attribuer une aide humaine pour le passage de ses examens écrits et oraux.
La circulaire du 8-12-2020 précise : Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant.
Toutefois, il ne faut pas confondre accompagner et surveiller. Les AESH ne doivent jamais être seuls dans une salle d’examens avec un ou plusieurs candidats. Des tâches telles que la préparation des salles d’examens, la surveillance des examens en salle ou dans les couloirs, ou le secrétariat d’examens, ne peuvent en aucun cas leur être assignées car elles ne font pas partie de leurs missions, missions qui sont strictement définies par la circulaire 2017-084 du 3-5-2017.
La convocation
La convocation émane du chef d’établissement ou de son délégataire. En revanche, si l’AESH n’a pas d’affectation en collège ou lycée, il en sera informé par le responsable du PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) ou PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité). Cette convocation est obligatoire. Elle est transmise soit par courrier remis en main propre, soit par mail ou PRONOTE.
Cet ordre de mission doit stipuler :
la date et le lieu des épreuves ;
les horaires d’accompagnement qui doivent correspondre à l’EDT habituel de l’AESH (celui-ci ne peut nullement être modifié) ;
les épreuves auxquelles il est assigné ;
le nom du candidat à accompagner ;
le rôle détaillé lors de l’épreuve ou des épreuves ;
les tiers temps et/ou pauses éventuelles indispensables au candidat.
Les rôles de l’aide humaine lors de la passation des examens
Pour permettre aux élèves en situation de handicap de surmonter les difficultés liées à leur trouble et bénéficier des aménagements indispensables à leur réussite, les aides humaines peuvent avoir deux rôles : assistant ou secrétaire.
L’autorité administrative doit s’assurer que « chaque secrétaire ou assistant possède les connaissances correspondantes au champ disciplinaire de l’épreuve et que son niveau de connaissance ou de compétence est adapté à celui de l’examen ou du concours. Si la technicité de l’épreuve l’exige, le secrétaire peut être un enseignant de la discipline faisant l’objet de l’épreuve. »
Le secrétaire : il peut être lecteur et/ou scripteur.
« Les candidats empêchés d’écrire peuvent être assistés d’un secrétaire, d’une personne qui écrit sous leur dictée ou qui lit pour leur compte. Le secrétariat est une mission qui exclut toute initiative personnelle du secrétaire. »
Les missions du lecteur
Le lecteur est présent à côté ou en face du candidat pour lire et ne peut fournir aucune information ni explication complémentaire. La lecture doit être la plus neutre possible avec une bonne articulation. C’est au candidat de préciser et solliciter son souhait de lecture durant l’épreuve, dans le respect de sa notification.
Lire et relire, au besoin, l’énoncé du sujet ou de la consigne écrite, dans le respect de sa littéralité.
Relecture possible de la copie du candidat à voix haute.
Les missions du scripteur
Le scripteur est présent auprès du candidat pour écrire. Il est l’outil permettant à l’élève d’écrire son raisonnement et ses réponses. Il ne doit en aucun cas expliquer et/ou communiquer des informations. C’est une mission d’exécution.
Transcription par écrit, sous la dictée.
Copie du travail produit sur brouillon, dans le temps imparti de l’épreuve, sans correction de la syntaxe, de la grammaire et/ou des erreurs orthographiques, et sans modification du choix lexical du candidat.
Copie sous la dictée du candidat de l’intégralité ou d’une partie de son brouillon. Le candidat indique la mise en page et la fin des phrases. Il doit aussi épeler les mots “spécifiques” à la matière de l’épreuve au moins une première fois.
La lecture à voix haute de la copie est possible, si le candidat le souhaite, afin qu’il s’assure de son contenu et y apporte des modifications s’il en ressent le besoin.
L’exécution de tableau, schéma, et/ou de figure géométrique se fait par guidage du candidat. Ce dernier verbalise étape par étape toutes les actions nécessaires à sa réalisation.
Les missions de l’assistant
« La mission de l’assistant doit être bornée et définie avec précision dans la décision d’aménagements d’épreuves de l’autorité compétente. Elle est élaborée en étroite collaboration avec un médecin de l’Éducation nationale. L’assistance comprend une part d’autonomie de la part de l’assistant. »
Il peut accompagner le candidat pour les actes de la vie quotidienne (installation, aide aux gestes d’hygiène…) et proposer de faire des pauses lorsqu’il perd en concentration ou que son état de santé le nécessite.
Cette mission est plus vaste et complexe.
Reformuler une consigne signifie dire plus clairement, avec un vocabulaire plus simple, mais en aucun cas faire comprendre ou commenter. Il faut toutefois faire attention lors des épreuves aux « termes spécifiques » de la discipline évaluée qui doivent être connus par le candidat.
Décrire une représentation iconographique.
Séquencer une consigne complexe et proposer, éventuellement, un code couleur pour une bonne visibilité/organisation de l’énoncé.
Expliciter un sens second ou métaphorique, préciser qu’il ne faut pas le prendre au premier degré.
Écrire sous sa dictée les formules mathématiques dont il aura besoin pour faire l’exercice.
Aider à la gestion du temps et recentrer le candidat.
Gérer les doubles tâches, l’impulsivité et rassurer.
Pour un accompagnement efficient
Pour être certain de ne pas aller trop loin dans cet accompagnement ou en cas de doute sur la posture à adopter :
Vérifier les préconisations sur la fiche d’aménagement de l’élève.
Se poser la question « est-ce lié à un manque de connaissances ou à son trouble ? » et n’agir que lorsque cela dépend du trouble.
Ne pas influencer et guider le candidat dans sa réflexion, lors des échanges, avec des phrases telles que : « Tu es sûr ? Veux-tu compléter ? … ».
Se rappeler que l’on n’est pas l’auteur de la copie mais juste un outil permettant au candidat de passer ses examens dans les meilleures conditions.
Le SNALC conseille d’être extrêmement vigilant dans les demandes qui peuvent être adressées aux AESH pour les examens (écrits ou oraux, blancs ou non). Si vous avez des interrogations, rapprochez-vous de votre section académique du SNALC ou écrivez-nous en complétant notre formulaire.





