Le SNALC enrichit son offre d’accompagnement avec un nouvel outil de gestion des conflits. Son objectif est clair : permettre à chaque personnel de comprendre une situation tendue, de retrouver des marges de manœuvre et d’agir sans renoncer à ses droits ni à sa dignité professionnelle.
Dans l’Éducation nationale, le conflit n’est plus une anomalie, mais une modalité de plus en plus courante d’expression des désaccords. Ce qui épuise les personnels, c’est son escalade : évitement, rapports de force, réponses à chaud, menaces, agressions verbales et sentiment d’isolement.
L’accompagnement s’appuie notamment sur l’approche systémique de Palo Alto. Dans une relation, chacun agit sur l’autre et subit en retour les effets de ses propres réactions. Il s’agit d’observer les interactions, les scénarios qui se répètent et les tentatives de résolution qui parfois involontairement entretiennent le conflit.
L’enjeu est de sortir des automatismes : l’escalade symétrique, lorsque chacun répond sur le même registre, mais aussi le défaut d’assertivité, quand on n’ose plus exprimer ses besoins ou ses limites. Identifier ses émotions, maîtriser sa posture et sa voix, conserver une juste distance, écouter sans s’effacer, poser une limite sans agresser : autant d’outils de protection professionnelle.
Il faut le dire sans détour : nous sommes souvent nos plus mauvais défenseurs. Blessés par une décision, confrontés à une injustice, nous sommes émotionnellement impliqués et perdons parfois notre lucidité. Il devient alors difficile de garder la distance nécessaire, de hiérarchiser les enjeux et d’intervenir efficacement.
C’est tout l’intérêt de l’accompagnement proposé par le SNALC. L’intervenant est diplômé et formé à la gestion des conflits. Son regard extérieur aide à poser les faits, identifier les enjeux et préparer les échanges. Ce travail mobilise aussi un outil qui sort de l’ordinaire : le questionnement. En situation de tension, celui qui pose les questions mène souvent la discussion.
Saisir Mobi-SNALC, c’est choisir d’agir avec le SNALC, d’être accompagné, soutenu et outillé. Ce n’est pas demander une faveur : c’est reprendre la main, avec une organisation à ses côtés.
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1518 du 30 octobre 2026





