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Trop de priorités tuent les priorités

© istock_aydinynr-638655584

Pour le ministère, la réconciliation des élèves avec les mathématiques doit devenir une priorité. Le SNALC est favorable aux mathématiques, mais il y a déjà tellement de priorités que le discours devient inaudible. 

Dans le premier degré, il s’est récemment agi de mettre l’accent sur les fondamentaux, c’està- dire sur le français et les mathématiques. Un grand plan de formation a donc été mis en place pour améliorer la maîtrise des collègues dans ces deux domaines. 

Or, dans le nouveau plan national de formation (PNF), au plan Français et au plan Mathématiques vient s’ajouter un plan Sciences, faisant donc de cet enseignement une troisième priorité. 

Cela ne s’arrête pas là. Le ministère s’est rendu compte que les jeunes français sont de plus en plus sédentaires ; et la pratique physique deviens… une priorité. 

Que se passera-t-il lorsqu’on se rendra compte que beaucoup de jeunes sont de moins en moins capables de situer des repères géographiques ? Ou qu’ils ignorent des éléments historiques importants ? 

On pourrait étendre ce raisonnement aux autres enseignements dispensés en primaire, mais élargissons notre réflexion au système dans son ensemble. Lorsque les nouveaux programmes du lycée ont été rédigés, deux préoccupations majeures chatouillaient l’occiput des concepteurs : le vivre-ensemble et le numérique. Ces deux notions ont donc été mises en avant dans l’immense majorité des programmes. 

Par la suite, par un tardif éveil des consciences, une préoccupation climatique majeure a vu le jour. De la maternelle à la terminale, les programmes ont donc été modifiés pour faire du développement durable un thème central, ou — osons le terme — une priorité. Le SNALC n’a évidemment rien contre les mathématiques, le français, les sciences, l’EPS, le vivre-ensemble, le numérique — quoique — ni l’environnement. Mais, pour notre syndicat, l’école est faite pour préparer l’à venir, pas pour varier dans une perpétuelle urgence au gré des thèmes émergeant dans la société. 

Il conviendrait donc de concevoir une architecture et des programmes plus durables, visant à instruire et élever, dans le meilleur sens du terme, les citoyens de demain. 


Article paru dans la revue Quinzaine universitaire n°1471 du 13 décembre 2022