Le SNALC est régulièrement sollicité par des collègues confrontés à des retenues sur salaire brutales et mal comprises. Si certaines retenues sont clairement définies, elles peuvent néanmoins placer les professeurs des écoles dans de grandes difficultés financières.
Retenue sur salaire : de quoi parle-t-on ?
Une retenue sur salaire résulte souvent de la récupération d’un trop-perçu par l’administration (indemnité versée à tort, changement de situation non pris en compte, etc.). Si l’administration est en droit de réclamer ce remboursement, le SNALC rappelle que cette récupération gagnerait à être étalée dans le temps et explicitée. Les retenues peuvent représenter des sommes importantes. Trop de collègues subissent des ponctions brutales sans information préalable : c’est inacceptable.
Des limites légales à respecter impérativement
Le SNALC précise qu’une retenue sur salaire ne doit pas priver un agent de tout moyen de subsistance. Un minimum mensuel insaisissable (équivalent au RSA, soit 646,52 €) doit impérativement être laissé à l’agent(1). Toute retenue faisant basculer la rémunération sous ce seuil est irrégulière. Le SNALC invite donc les collègues à vérifier systématiquement le motif de la retenue, son montant et le respect de ce minimum vital.
ATD / SATD : une autre situation, souvent mal comprise
Parfois, la retenue sur salaire ne provient pas de l’Éducation nationale, mais d’une saisie administrative à tiers détenteur (SATD)(2). Cette procédure permet au Trésor public de recouvrer une dette fiscale ou publique (impôt, amende, etc.). Le Ministère, agissant alors comme tiers détenteur, n’a aucune initiative : il est légalement tenu de prélever la somme sur le salaire pour la reverser au Trésor. L’agent doit être informé du motif, des délais ou voies de recours sous peine de nullité de la procédure.
Les professeurs des écoles ne doivent pas rester isolés face à ces situations anxiogènes : le SNALC les accompagne pour analyser leur dossier, vérifier le respect des textes et engager, si nécessaire, les démarches de contestation
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1510 – École du 13 février 2026





