Le rapport de la médiatrice de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur 2024 donne plus qu’un aperçu des différends d’ordre financier entre les professeurs et leur administration. Le nombre de saisines du médiateur pour des questions financières est exponentiel. Le SNALC accompagne les agents pour obtenir des réponses et solliciter l’action sociale si nécessaire.
35 % des saisines portent sur des questions financières : traitement, salaire, indemnités, retards de paiement, remboursements de frais, rémunération des heures supplémentaires, trop-perçus, indemnités de jury et d’examen etc. Le nombre des réclamations a augmenté de 44 % en 2024 et de 127 % en 5 ans. C’est le premier sujet de saisine de la médiation par les personnels, avec l’avancement d’échelon, la promotion de grade, l’affectation et la mobilité (difficultés de logement, garde des enfants, soins à apporter aux parents), les pensions de retraite et les congés de longue durée.
Le rapport pointe le déficit de communication, l’absence d’explications, voire le silence de l’administration. Face à cela, loin de nier les difficultés de nos services gestionnaires (manque de personnels, problèmes de suivi des dossiers…), le SNALC ne peut que partager les recommandations de la médiatrice : « L’administration gagnerait à être totalement transparente quand une erreur a été commise par ses services, quand elle ne dispose pas des crédits suffisants pour prendre en charge immédiatement des indemnités de jurys, frais de déplacement ou autres, quand elle est en retard pour établir certains documents, etc. Or trop souvent, (…), elle pratique l’évitement et ne donne pas suite aux demandes qui lui sont faites. (…) Il serait souhaitable qu’une réponse avec une explication claire soit systématiquement apportée. De même, de manière à ce que l’agent puisse plus facilement gérer la situation avec son bailleur, sa banque, etc., il devrait lui être fourni, sans qu’il ait à le demander, un document lui permettant de justifier de la situation. Enfin, l’agent qui a subi un retard de paiement devrait être informé de son droit à obtenir des intérêts au taux légal. »
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1510 – École du 13 février 2026





