Mi-septembre, le Ministère nous a conviés à un bilan des 479 PAS mis en place en 2025-2026.
Ce bilan attendu depuis longtemps par le SNALC ne permet malheureusement d’appréhender que partiellement les situations traitées par les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS). En effet, les données recueillies reposent sur les remontées du Livret de Parcours Inclusif (LPI) auquel tous les PAS n’ont pas accès. Par ailleurs, de nombreux éléments portés à notre connaissance n’ont été que peu voire pas du tout explicités. Ainsi, le SNALC découvre avec étonnement que 74 % des sollicitations des PAS concernent des Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers (EBEP) et seulement 11 % des Élèves en Situation de Handicap (ESH).
Si les PAS permettent d’apporter une première réponse rapide, jugée plutôt positive, des disparités territoriales importantes existent et les personnels tant de l’Éducation nationale (enseignants spécialisés, AESH référents…) que du médico-social ne sont pas assez nombreux pour couvrir tous les besoins. Par ailleurs, beaucoup de moyens humains ne sont pas mobilisés pour prendre en charge les EBEP, à commencer par les ESH, mais pour gérer les AESH.
Pour ces derniers, les PAS sont très souvent synonymes d’un périmètre géographique d’intervention plus étendu que les PIAL. De plus, la réception d’un avenant à leur contrat pour intégrer un PAS a été d’une violence inouïe pour un grand nombre des AESH concernés, ne leur laissant le choix qu’entre des frais de déplacement plus importants – alors qu’ils ont déjà des rémunérations indigentes – ou le licenciement !
Le SNALC n’a jamais été demandeur des PAS – il ne l’était déjà pas des PIAL – et est révolté du manque de considération à l’égard des AESH lors du passage d’un PIAL en PAS. Il condamne fermement le fait que leurs missions n’y soient pas toujours bien respectées.
Par conséquent, de nombreux points restent à améliorer, ce que l’administration nous concède.
Enfin, si le ministère tente de nous rassurer sur le non-remplacement de la compensation par l’accessibilité ou sur l’absence d’un projet de réduction du nombre d’AESH, il nous surprend infiniment lorsqu’il affirme qu’il n’est pas nécessaire de passer par une loi pour généraliser les PAS en 2027 !
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1518 du 30 octobre 2026





