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Les « RH de proximité » : l’épanouissement pour tous, vraiment ?

© istock_AndreyPopov

Le bilan de la mise en place des ressources humaines de proximité (RHP) pour l’année 2021 permet de saisir une partie de la réalité à travers les statistiques.  Pour l’ensemble du territoire, le ministère enregistre en 2020-2021 environ 32000 sollicitations. C’est assez peu sachant en plus que « des réunions dans les établissements » sont comptabilisées. Il s’agit dans ce cas de formations ponctuelles sur un thème, ouvertes à plusieurs enseignants d’un secteur pouvant s’inscrire.

 

Ces RHP sont sollicitées ainsi principalement :

  • 39% des demandes d’accompagnement concernent un projet professionnel.
  • 17% pour des difficultés professionnelles
  • 16% pour des raisons de santé et de qualité de vie au travail
  • 15% pour des dossiers de candidature et de mobilité

 

Or, les raisons s’entremêlent. Vouloir changer de métier peut s’expliquer par des difficultés professionnelles et/ou des raisons de santé. Mais comment sera qualifiée une demande de reconversion motivée par une grande lassitude ou une souffrance au travail : volonté de s’épanouir en ouvrant son horizon ?

 

L’importance de la volonté de changer et de faire autre chose ressort bien de ces bilans alors que ces RH restent mal connues et donnent rarement des solutions. Combien de collègues se sont débrouillés seuls, ont démissionné ou utilisé la procédure de rupture conventionnelle par exemple ? Les enquêtes telles qu’elles sont faites écrasent la souffrance au travail. Comment ne pas comprendre la création de ces services dits de proximité autrement que par la volonté d’éloigner les difficultés et les conflits des administrations centrales ? Bien sûr, sous couvert de « construire un lien direct entre les personnels et les services administratifs » pour citer à nouveau les LDG et surtout pour ne pas s’attaquer aux causes.

 

Quelques conseils restent valables, même s’ils sont rarement énoncés par les fameuses RH. D’abord, attention à ne pas changer de fonctions pour de mauvaises raisons : enseigner dans une autre discipline ou un autre corps n’est forcément plus facile, ni moins fatiguant. C’est parfois la cause de déceptions quant à la quantité d’efforts à fournir ; le changement d’habitudes peut être salutaire mais il faut y être préparé. Les déceptions peuvent être d’ordre pratique : affectation lointaine, emplois du temps mal conçus, surcharge de travail personnel, rémunération surestimée, responsabilités difficiles à assumer.

 

En revanche, le besoin de responsabilités accrues, de changement de milieu et aussi d’une reconnaissance financière c’est-à-dire concrètement d’un meilleur revenu par le salaire et les primes, favorisent la réussite.

Bien sûr, l’équilibre personnel qu’il soit familial, géographique ou psychologique est la clé. C’est dire qu’une réflexion préalable est toujours nécessaire, loin des réponses stéréotypées fournies par nos fameuses RH.