L’année scolaire 2026-2027 marquera le lancement de l’Acte II des plans français et maths. Le SNALC vous explique à quoi il faudra s’attendre selon les circonscriptions.
L’objectif affiché de cet Acte II est de proposer une formation « adaptée aux besoins de chaque école », avec 24h de maths, 24h de français et 24h dédiées à d’autres domaines, réparties sur 4 ans.
Les PE sont malheureusement désormais habitués aux formations obligatoires répondant à des besoins imposés par le Ministère, après avoir subi les constellations et les visites croisées du premier acte des plans français et maths.
Dorénavant, fleuriront ici et là des « résidences pédagogiques ». C’est dans ce cadre que des conseillers pédagogiques, parfois accompagnés de l’IEN de circonscription, viendront passer quelques jours dans une école. Les écoles retenues pour accueillir ces résidences seront, bien évidemment, choisies au regard de leurs résultats aux évaluations nationales.
Les écoles déjà désignées comme hôtes ont plutôt mal vécu cette décision, interrogeant le SNALC sur son réel caractère obligatoire et la possibilité éventuelle de s’y soustraire. Il faut dire que les plans français et maths de l’Acte I se sont révélés plus subis qu’appréciés. Et certaines modalités envisagées de l’Acte II n’auront rien d’une villégiature : 30 h de constellations (avec 18h obligatoires de formation + 12h d’accompagnement) filées sur 1 ou 2 ans, 30h de résidence massée (avec 18h obligatoires de formation + 12h d’accompagnement massées sur 3-5 jours au cours de la même période), 30h de résidence filée sur 2 ou 3 périodes différentes ou 18h d’animations pédagogiques (tutorat, Magistère, regards croisés et accompagnement en classe).
Le SNALC dénonce une fois de plus l’utilisation des résultats aux évaluations nationales comme outils de pilotage-formatage pédagogique. Une formation choisie sera toujours plus efficace qu’une formation imposée au chausse-pied. La possibilité laissée aux directeurs et directrices d’école de proposer à l’IEN, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à leur école sera mise de côté pour laisser s’installer une résidence pédagogique massée, qui sera souvent ressentie, voire vécue, comme un mauvais moment intrusif à passer.





