Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Conditions de travail - Santé
Conditions matérielles et temps de travail
Pôle santé-handicap
Relations et climat au travail
Situation sanitaire
Souffrance et risques psycho-sociaux
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Examens, évaluation
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC
Avantages - cadeaux
Avantages - quotidien
Avantages - sorties
Avantages - vacances
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les dossiers
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Grenelle et agenda social
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

L’alignement des retraites du public sur celles du privé

© istock_macgyverhh-186634754

Le projet de réforme des retraites suspendu le 20 mars 2020 avait suscité une colère d’autant plus vive dans l’Éducation nationale que plusieurs catégories de fonctionnaires avaient calculé d’énormes diminutions du montant des pensions, en particulier chez les professeurs des écoles. Souvenez-vous qu’il s’agissait de fusionner le système des pensions du public et du privé dans une énorme réforme «systémique» par points. 

Or, comme la présidence a confirmé le retour d’une réforme qui sera discutée à partir de janvier 2023, on assiste à l’émergence d’hypothèses variées, dont on nous assure qu’elles seraient «paramétriques» et surtout pas systémiques. Mais cela n’empêche pas la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) de préparer des calculs fondés cette fois sur l’alignement des retraites du public sur celles du privé. En clair, au lieu d’établir les calculs sur les traitements indiciaires des six derniers mois, on les établirait sur les 25 meilleures années. 

La DREES (1) prend comme exemple les fonctionnaires nés en 1958 (qui auront donc 64 ans en 2022) qui seraient, d’après elle, nettement bénéficiaires si l’on retenait leurs 25 meilleures années. Elle reconnaît néanmoins qu’il y aurait des gagnants et des perdants… 

«Pas moins de 35% des salariés du public bénéficieraient d’une hausse de 10% de leurs pensions au regard des règles actuelles. Mais, pour 13%, la baisse serait de 10%. Dans l’ensemble, une réforme de ce type bénéficierait aux revenus moyens, mais dans le haut de la distribution des revenus, les salariés seraient en majorité perdants» Et parmi les perdants, la DREES reconnaît que seraient surtout perdants les fonctionnaires de l’Éducation nationale. On n’en doutait pas ! 

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, l’étude admet pour finir que l’application d’une telle mesure nécessiterait des cotisations plus élevées : 28 % de cotisations en plus ! Qu’on se le dise… 

Pour le SNALC, les spécialistes de ce genre d’études négligent trop la spécificité de nos métiers, marquée par des traitements inférieurs à la moyenne européenne et par des indemnités – quand elles existent – dues à du travail supplémentaire, et non pas par des « primes » comme l’écrit à tort la DREES. 


(1) https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/retraite-regles-de-la-fonction-publique


Article paru dans la revue Quinzaine universitaire n°1471 du 13 décembre 2022