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France Info – Violence scolaire : le SNALC dénonce l’inaction de l’État et réclame des solutions concrètes

« Nous sommes fatigués de cette inaction. Nous sommes fatigués des beaux discours et des actions qui se font attendre. »
Maxime Reppert
Vice-président du SNALC

Après l’agression d’une enseignante à Sanary-sur-Mer par un élève de 14 ans, Maxime Reppert, vice-président du SNALC, dénonce l’inaction récurrente des pouvoirs publics et appelle à une refonte des politiques éducatives, en priorisant l’autorité, les moyens humains et la santé mentale des élèves et des personnels.

Maxime Reppert, vice-président du SNALC, est l’invité de France Info le 03 février 2026.

France Info
[…] Nous sommes connectés avec Maxime Reppert. Bonjour, vous êtes vice-président du SNALC, un syndicat enseignant. On imagine évidemment le choc que vous avez ressenti — et prouvé — lorsque vous avez appris ce qui s’est passé à Sanary-sur-Mer cet après-midi.

SNALC – Maxime Reppert
C’est un choc, c’est l’horreur. Mais malheureusement, c’est un refrain macabre que nous entendons trop régulièrement. Et si vous voulez, là, nous avons une collègue qui est hospitalisée, dont le pronostic vital est engagé. Une collègue qui a été agressée par un jeune de 14 ans, blessée à trois reprises. C’est quelque chose de totalement inacceptable.

Totalement inacceptable. Et pourtant, très régulièrement, sur votre chaîne comme ailleurs, nous dénonçons ce type de phénomène, ce type de drame. Nous interpellons très régulièrement les autorités, le ministère. C’est quand même incroyable qu’à chaque fois, nous entendions systématiquement ces politiques — ces politiques qui sont consternées, ces politiques qui sont indignées — mais, in fine, rien ne change.

Et je peux vous dire : sur le terrain, nous, nous sommes fatigués. Nous sommes fatigués de cette inaction. Nous sommes fatigués des beaux discours et des actions qui se font attendre. Nous, ce que nous voulons, c’est tout simplement pouvoir exercer le plus beau métier du monde dans des conditions sécurisées et sécurisantes, à la fois pour nous comme pour nos élèves. Et aujourd’hui, nous n’en avons pas la possibilité.

France Info
Concrètement, comment sécuriser ? Parce qu’on parlait à l’instant, avec un représentant d’Alliance Police, de la difficulté de mettre en place les portiques, les fouilles sur toute la France. Ça semble impossible. Comment sécuriser, pour vous, votre profession, votre métier, les élèves ? Pour vous, quelle est la solution ?

SNALC – Maxime Reppert
La solution, elle est très simple. Les portiques ne serviront à rien, pas plus que les fouilles aléatoires. Il faut agir sur les causes du problème, c’est-à-dire sur le comportement des jeunes. Et pour agir sur le comportement des jeunes, il y a trois leviers à actionner.

Le premier, c’est donner plus de moyens aux enseignants, donner plus de moyens au personnel, avec davantage de moyens humains. C’est aussi restaurer l’autorité des professionnels que nous sommes.

Le deuxième levier, c’est celui de la famille. Il faut arrêter avec les excuses de minorité. Il faut arrêter de déresponsabiliser les élèves et les parents. Il faut au contraire donner plus de responsabilité aux parents, aider les parents qui sont en difficulté dans l’éducation de leurs enfants. Il faut aussi pénaliser les parents qui sont démissionnaires ou qui ne souhaitent pas s’investir dans l’éducation de leurs enfants.

Et enfin, le troisième levier — là encore, c’est du bon sens — c’est tout simplement agir sur la santé des élèves, notamment la santé mentale. Et aujourd’hui, cette santé mentale, elle est laissée à la dérive, elle est laissée à l’abandon. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas assez de personnel de santé au sein de l’éducation nationale. Il n’y a pas assez de moyens alloués à ce secteur. Tant et si bien que sur la santé mentale aujourd’hui, il y a tout à faire — tout comme d’ailleurs pour la santé mentale des personnels de l’éducation nationale.

France Info
[…] Maxime Reppert, je crois que vous vouliez réagir.

SNALC – Maxime Reppert
Je veux bien entendre comment on fait. Eh bien, tout simplement déjà, en évitant de supprimer 4 000 postes, en évitant de réduire le nombre des personnels de l’Éducation nationale, que ce soit les personnels enseignants ou non-enseignants. Parce que vous ne gérez pas de la même façon une classe à 30 qu’une classe à 20. Et que si, à un moment donné, on veut assainir le climat scolaire, il faut qu’il y ait suffisamment d’adultes, suffisamment de professionnels sur place pour pouvoir gérer efficacement ce climat scolaire. Et là, l’État nous demande de tout faire avec trois fois rien.

France Info
Merci beaucoup, Maxime Reppert, d’avoir été avec nous, connecté sur France Info, pour nous accorder votre réaction.

« Il faut pénaliser les parents qui sont démissionnaires ou qui ne souhaitent pas s’investir dans l’éducation de leurs enfants. »
Maxime Reppert
Vice-président du SNALC