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Continuité pédagogique EPS : un peu de décence !

© iStock_portishead1
Paru dans la Quinzaine universitaire n°1440
Le 17 avril 2020



Des recommandations institutionnelles visant à encadrer la continuité pédagogique en EPS frisent l’indécence et démontrent combien notre hiérarchie est une fois encore hors-sol. La page Éduscol qui en fixe les lignes, reprises par de nombreuses inspections régionales, en est le parfait exemple. Si le fait pour l’EPS « d’apporter sa contribution à l’effort de solidarité … durant cette période » n’est pas discutable, en revanche les 10 éléments généraux et les 9 principes d’action servant de cadrage relèvent souvent de l’ubuesque.


Comment peut-on à ce point méconnaître la réalité des contextes sociaux et familiaux, les contraintes matérielles, humaines, psychologiques, qui pèsent sur chacun dans un tel climat de crise. Comment placer sous la responsabilité des parents les exercices physiques à réaliser par les enfants pour en surajouter aux tâches de confinement, de télétravail et aux complications familiales de la vie quotidienne ?

Dans quel monde vivent les rédacteurs de telles commandes ? Quel manque de discernement et mépris de classe ! Non tous les élèves ne sont pas des enfants uniques, ne résident pas dans un pavillon indépendant de 130 m² avec jardin et ne possèdent pas des parents entièrement disponibles et pédagogiquement compétents.

On ne fait pas de l’EPS à la maison comme on rédige une rédaction. Comment imposer des circuits training sous la conduite des parents, des « activités circassiennes de jonglage ou de raquette aménagées », alors qu’un tiers des familles en France, avec plusieurs enfants, cohabitent dans des immeubles, en appartement où les espaces et l’ordinateur sont partagés, où tous les sons sont audibles et au moment où les violences familiales bondissent de 36 % ?

Enfin les professeurs sont aussi des parents qui gèrent leurs propres enfants et un quotidien difficile. Leur demander en ces temps de confinement de réinventer leur métier, « d’être force de propositions originales et utiles », d’assurer un « suivi adapté voire personnalisé » de leurs 150 élèves et d’appliquer certaines directives totalement irréalistes, est tout aussi indigne !

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