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AESH : CAS CONCRETS – mars 2026

Régulièrement nous partageons les réponses à des questions concrètes d’AESH, reçues par les délégués SNALC. Ce mois-ci, les thèmes abordés sont la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), une préconisation médicale non respectée, les campagnes d’avancement d’échelon et l’autorisation d’absence pour décès.

Question de l’AESH :

Je suis AESH depuis 5 ans et je souhaite obtenir un diplôme d’éducateur spécialisé ou de moniteur éducateur par la VAE. Comment faire ?

Réponse du SNALC :

La VAE est un droit individuel inscrit dans le code de l’éducation (article R 355-5). Pour vous lancer, commencez par vous inscrire sur la plateforme officielle France VAE (https://vae.gouv.fr). Vous y serez mis en relation avec un “architecte accompagnateur de parcours” (AAP) qui vous guidera gratuitement tout au long de votre démarche : choix du diplôme adapté à votre expérience, constitution de votre dossier, mobilisation des financements. N’hésitez pas à consulter également un point relais conseil (PRC) pour toute question. Attention, certaines académies exigent en parallèle une demande spécifique auprès de l’École Académique de Formation Continue (EAFC) par exemple. Renseignez-vous localement auprès de votre DSDEN sur les procédures à suivre.

Pour financer votre VAE, vous disposez de votre Compte Personnel de Formation (CPF), alimenté chaque année au 31 décembre. Si vous êtes à temps complet, vous acquérez 25 heures par an dans la limite d’un plafond de 150 heures. Si vous n’avez pas de diplôme de niveau 3 (CAP, BEP), vos droits sont doublés : 50 heures par an avec un plafond de 400 heures. Pour les AESH à temps incomplet, les droits sont calculés au prorata du temps de travail. Ces heures sont valorisées selon un ratio de 15€ par heure pour financer votre parcours de formation. Le financement peut, dans certaines académies, aller jusqu’à 25€ TTC par heure et 1 500€ TTC par projet et par année scolaire. Votre AAP vous accompagnera pour mobiliser efficacement ces fonds et identifier d’éventuels financements complémentaires comme les “chèques VAE” proposés par certaines régions.

Vous bénéficiez aussi d’un congé VAE rémunéré pour préparer votre validation et participer aux épreuves. Ce congé est de 24 heures maximum de temps de travail par validation, pouvant être prises de façon fractionnée ou consécutive. Cette durée peut même être portée à 72 heures sous certaines conditions (décrets n°2007-1942 du 26 décembre 2007 article 8 et n°2007-1470 du 15 octobre 2007 article 23). Demandez ce congé à votre employeur en précisant les dates nécessaires.

Exemple pour l’académie de Reims : En complément de votre inscription sur France VAE, pour l’année 2025-2026 vous devrez déposer un dossier de demande de mobilisation du CPF auprès de l’EAFC. Le financement académique peut aller jusqu’à 25€ TTC par heure et 1 500€ TTC par projet et par année scolaire. Les dossiers sont généralement à déposer avant mi-mars pour la campagne suivante. Pour toute question, contactez la DGAF-EAFC Reims au 03 26 05 99 70 ou par mail : dgaf@ac-reims.fr.

Pour plus de détails, consultez notre guide AESH SNALC (section VII – La formation professionnelle à partir de la page 33). Vous pouvez également vous rapprocher de la section SNALC de votre académie pour vous renseigner ou bénéficier d’un suivi personnalisé réservé à nos adhérents.

Question de l’AESH :

Le médecin de prévention a émis des préconisations pour aménager mon poste, mais mon PIAL refuse de les appliquer. Que faire ?

Réponse du SNALC :

Rappel préalable : Si vos problèmes de santé nécessitent des aménagements de poste, vous pouvez saisir le médecin de prévention de l’Éducation nationale en lui adressant un certificat médical de votre médecin traitant accompagné d’une lettre explicative. Après examen et si avis favorable, il émettra des préconisations d’aménagement.

Réclamez par écrit les deux éléments suivants à votre employeur, conformément à l’article 26 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique : une justification écrite du refus et la confirmation que la F3SCT a bien été informée (F3SCT : Formation Spécialisée en matière de Santé, Sécurité et Conditions de Travail). C’est une obligation réglementaire, pas une option.

L’article 26 du décret 82-453 stipule clairement : ” Lorsque ces propositions ne sont pas agréées par l’administration, celle-ci doit motiver son refus et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail doit en être tenu informé.“. L’employeur n’est certes pas tenu de suivre les préconisations médicales, mais tout refus doit impérativement suivre cette procédure.

Si l’employeur ne respecte pas cette procédure ou maintient son refus sans justification valable, rapprochez-vous de la section SNALC de votre académie pour un accompagnement personnalisé dans vos démarches (service réservé exclusivement à nos adhérents).

Question de l’AESH :

Je devais passer à l’échelon supérieur en septembre dernier, mais je n’ai toujours rien vu sur ma fiche de paie de janvier. Est-ce normal ?

Réponse du SNALC :

Oui, un décalage entre la date d’effet et l’apparition sur votre fiche de paie est tout à fait normal. Le changement d’échelon se produit tous les 3 ans et intervient automatiquement à la date anniversaire de votre passage à l’échelon précédent. Cependant, le traitement administratif se fait par campagnes d’avancement informatiques, dont le nombre et le calendrier varient selon les académies : certaines en organisent une seule par an, d’autres deux ou trois.

Concrètement, un échelon prenant effet au 1er septembre peut n’apparaître sur votre bulletin de paie qu’en janvier ou mars, avec un rappel rétroactif couvrant tous les mois concernés depuis la date d’effet réelle. Vous ne perdez donc pas d’argent, tout vous sera versé rétroactivement.

Cependant, cette situation n’est satisfaisante ni pour les AESH, ni pour le SNALC : cette rétroactivité peut entraîner une réduction temporaire des aides sociales (CAF, APL…) calculées sur les revenus affichés. Le SNALC interpelle régulièrement l’administration et les instances pour obtenir une amélioration de ce processus et limiter ces désagréments.

Exemple pour l’académie de Montpellier : Les promotions sont effectuées par campagnes informatiques à terme échu, environ tous les 4 mois, soit 3 campagnes par an. La campagne de février 2026 a traité les agents promouvables de septembre 2025 à décembre 2025, avec effet rétroactif.

Chaque académie ayant son propre calendrier, ne comparez pas votre situation à celle d’un collègue d’une autre académie. En revanche, si vous constatez une absence de traitement au-delà de la date de campagne connue dans votre académie, ou après trois mois sans régularisation, contactez la section SNALC de votre académie qui pourra, si nécessaire, intervenir directement auprès de votre service de gestion.

Pour plus de détails sur les échelons, la grille indiciaire et les montants de rémunération, consultez notre guide AESH SNALC, partie IV. LA RÉMUNÉRATION (pages 20 à 22).

Question de l’AESH :

Mon père vient de décéder et je dois me rendre à ses obsèques. À quels jours d’absence ai-je droit en tant qu’AESH ?

Réponse du SNALC :

En tant qu’AESH (ou autre personnel de l’Éducation nationale), vous pouvez demander une autorisation spéciale d’absence (ASA) de 3 jours ouvrables pour le décès de votre père, conformément à la circulaire n° 2002-168 du 2 août 2002 et à l’instruction n° 7 du 23 mars 1950. Ces textes précisent que l’autorisation spéciale d’absence pour décès est accordée pour : le conjoint, les père et mère, les enfants ou la personne liée par un PACS.

Si vous devez vous déplacer sur une longue distance pour assister aux obsèques, cette durée peut être prolongée d’un délai de route de 48 heures supplémentaires, portant ainsi le total à 5 jours maximum. Faites votre demande rapidement auprès de votre responsable hiérarchique en précisant la nécessité du déplacement et éventuellement la distance à parcourir.

Remarque : Cette ASA, bien qu’elle soit rémunérée par votre employeur, n’est pas automatique (c’est-à-dire qu’elle n’est pas de droit, seulement facultative) et reste soumise à l’appréciation de votre supérieur hiérarchique. De plus, ces jours ne comptent pas comme du temps de travail effectif, ce qui signifie que vous pourriez être amenée à rattraper ces heures si cela vous est demandé par la suite.

Pour le décès d’autres proches : Malheureusement, le décès d’un proche autre que ceux mentionnés dans la circulaire (grands-parents, frères, sœurs, oncles, tantes…) ne donne pas droit à une ASA pour décès. Vous pouvez toutefois demander une autorisation d’absence pour convenance personnelle en précisant le motif (« décès d’un proche »). Cette demande reste à l’appréciation de votre responsable et n’est ni garantie ni rémunérée, sauf exception ou selon la bienveillance de votre hiérarchie.

Pour toute difficulté dans l’obtention de cette autorisation, rapprochez-vous de la section SNALC de votre académie.

Retrouvez les thèmes déjà abordés dans les « cas concrets » :