Les groupes de travail menés en 2025-2026 dans le cadre du plan national d’action (PNA) sur l’égalité professionnelle femmes/hommes, confirment ce que le SNALC défend depuis longtemps : l’égalité professionnelle ne saurait se limiter à un affichage. Qu’en est-il de la Charte des temps qui sera bientôt diffusée ?
Les différents PNA ont permis quelques avancées : la création d’un réseau de référents « Égalité », le déploiement progressif des cellules d’écoute VSS (violences sexistes et sexuelles) ainsi que l’intégration de l’égalité dans certains outils RH ; leurs résultats restent cependant inégaux selon les académies. Les conclusions des travaux sur la « Charte des temps » étaient donc très attendues.
Principes constitutifs de la Charte des temps
L’axe 4 du PNA, consacré à l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale, a abouti à la rédaction des principes constitutifs d’une Charte des temps, dont le déploiement est prévu pour la rentrée 2026-2027. L’encadrement des horaires de réunion, la prise en compte des retours de congés longs, la nécessité de délais de prévenance pour les réunions, le rappel du droit à la déconnexion, propositions du SNALC, y ont été intégrées.
Cependant, le document demeure insuffisamment prescriptif. Il se limite à évoquer « des solutions de remplacement adaptées » sans engagement ferme. Aucun calendrier, aucun indicateur opposable, aucune donnée chiffrée ne sont prévus. En l’état, cette charte risque donc d’aboutir à des pratiques très variables selon les académies.
Ce que le SNALC demande
Le SNALC rappelle que l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail ne peuvent reposer sur des chartes déclaratives.
Pour le SNALC, les mesures du PNA doivent garantir :
– la protection effective des personnels ;
– la prévention des surcharges de travail ;
– la sécurisation des temps partiels ;
– le respect du droit à la déconnexion ;
– des conditions de travail réellement compatibles avec la vie personnelle et familiale.
Le SNALC continuera à porter ces exigences pour que les dispositifs mis en place soient mesurables, suivis et dotés de moyens afin de produire des effets tangibles pour l’ensemble des personnels.
Article publié dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1517 du 2 octobre 2026




