L’Éducation nationale reste fidèle à sa réputation de première entreprise discount de bricolage de France. Cette nouvelle rentrée est à l’image des précédentes : on bricole, on bricole, mais on ne construit rien. Cet amateurisme de plus en plus voyant s’étend à tous les domaines avec des conséquences majeures sur les conditions de travail des personnels et sur le climat scolaire !
Le bricolage commence par le numérique. Depuis des décennies, les ministres successifs ont essayé de le développer au sein de l’Éducation nationale. Soyons honnêtes, le bilan est très mauvais : épisode des tablettes numériques à l’époque de Najat Vallaud-Belkacem, développement et entretien archaïque du parc informatique dans les établissements scolaires, fiabilité douteuse des outils informatiques, ou encore 400 M € engloutis dans un logiciel RH qui n’a jamais pu voir le jour.
Le tout numérique tant vanté est un échec, faute de moyens et de compétences. Pire, les multiples piratages informatiques dont a été victime l’EN (le dernier concernerait 346 millions de « lignes » de données brutes sur plus de 20 ans) exposent les agents et les élèves aux risques cyber les plus graves. L’amateurisme numérique de l’État met en danger les personnels de l’Éducation nationale, qui deviennent de plus en plus vulnérables.
Ce bricolage se manifeste également dans le bâti scolaire. Les épisodes de canicules récents, amenés à se multiplier, illustrent bien ce phénomène. Ils mettent en évidence l’impuissance des autorités à assurer la sécurité physique des élèves et des personnels et à mettre en place une politique d’investissements ambitieuse dans ce domaine.
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1516 du 4 septembre 2026




