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Consignes du bac : tout et son contraire

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Communiqué de presse du SNALC du 19 mai 2026


Le SNALC constate que la maîtrise de la langue aux examens est (une nouvelle fois) la priorité de notre ministère. Sauf pour la voie professionnelle, où c’est reporté à 2027 pour raisons techniques. C’est l’exigence à géométrie variable pour un bac à géométrie variable.

Le SNALC tient d’abord à rappeler que la baisse du niveau en orthographe, grammaire et syntaxe depuis 40 ans est avérée, enquêtes de la DEPP[1] à l’appui. Mais on ne résoudra pas cette chute plus qu’inquiétante seulement par des consignes de correction aux examens. Une grande partie des élèves maîtrise mal la langue non pas parce qu’ils ne se reliraient pas… mais parce qu’ils ne la maîtrisent pas ! Et ce n’est pas en un mois qu’ils vont combler leurs lacunes.

Pour le SNALC, la baisse continue des horaires de français, l’accumulation de nouvelles missions et de nouvelles « éducation à » à faire rentrer dans ces horaires, le nombre d’élèves par classe, le fait d’avoir sciemment vidé le vivier de remplaçants pour faire des économies, la crise des recrutements chez les professeurs de lettres et les professeurs des écoles, les adaptations de plus en plus nombreuses demandant de ne pas pénaliser l’orthographe, mais aussi la surconsommation d’écrans et les modes pédagogiques ayant massacré l’enseignement structuré et progressif de la grammaire dans les années 90 et 2000, ont bien davantage à voir avec la situation actuelle que la façon de corriger le bac. On le sait bien : des correcteurs jugés trop stricts se verront cette année encore demander de remonter leurs notes.

Le SNALC attend donc du ministère qu’il mette en œuvre les éléments nécessaires à ses ambitions : relance de l’attractivité de nos métiers et des études littéraires par un rattrapage salarial, baisse du nombre d’élèves par classe, réflexion globale sur les aménagements pédagogiques et leur attribution, horaires nous permettant de traiter correctement nos programmes, stabilité des notions étudiées — la grammaire scolaire changeant tous les dix ans — et soutien sans faille de la hiérarchie quand nous faisons preuve de l’exigence et de l’autorité qu’on nous demande d’exercer. C’est à ces conditions qu’on pourra retrouver un baccalauréat sanctionnant un niveau de maîtrise de la langue réel et qu’on arrêtera de mentir à notre jeunesse.


[1] Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance