Groupe de travail ministériel avec les organisations représentatives
Compte rendu du SNALC du 12 mars 2026
LE THÈME
Deuxième groupe de travail sur le référentiel métier des directeurs d’école.
L’ESSENTIEL
- Le ministère a présenté un deuxième projet d’actualisation du référentiel métier des directeurs d’école.
- Les évaluations nationales et les évaluations d’école constituent un des principaux axes de pilotage.
- Les limites de l’autorité fonctionnelle restent encore à préciser pour éviter toute tension et toute dérive.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- Son rejet du texte en l’état qui ajoute missions supplémentaires et responsabilités d’un supérieur hiérarchique.
- Son opposition aux évaluations nationales, aux évaluations d’école et à la place que ce projet de référentiel entend leur accorder.
- Le caractère impératif de mentionner dès le préambule l’article L912-1-1 du Code de l’éducation, relatif à la liberté pédagogique, car celle-ci est déjà actuellement mise à mal par les résultats aux évaluations nationales.
- La nécessaire mention récurrente du respect des ORS et de l’avis du conseil des maîtres.
- Son opposition à l’accompagnement de l’IEN dans la recherche de solutions de remplacement.
- Sa demande d’un bilan ministériel des actions et missions des référents direction d’école sur le territoire, celles-ci pouvant être différentes d’un département à l’autre.
- L’ajout de la mention du décret 2025-1260 du 22 décembre 2025 relatif aux Faits établissement.
- Les décisions d’aménagements d’assiduité en petite section qui ne relèvent toujours pas de la seule compétence du directeur d‘école.
L’AVIS DU SNALC
Si le SNALC a souligné que plusieurs modifications réclamées lors du précédent groupe de travail de mai 2025 avait été prises en compte par le ministère, cela reste insuffisant.
L’allégement de tâches tant attendu ne transparait pas au travers de ce projet de texte, bien au contraire. En revanche, ce référentiel transpire la pression du pilotage pédagogique par l’évaluation : évaluations nationales pour tous les niveaux de classe et divulgation des résultats lors des conseils d’école ; évaluations d’école ; évaluation de la fonction de direction… Les directeurs et directrices d’école ont le sentiment d’un pilotage pédagogique par la donnée numérique, qui exige d’eux toujours plus d’ajustements, de diagnostics, de retours, de « stratégies pédagogiques » …
Le SNALC a dénoncé la référence aux PAS et non aux PIAL qui pose plus que question dans ce texte, n’en déplaise au ministère. En effet, les PAS n’ont toujours pas d’existence légale et aucun bilan n’a été fait des premières expérimentations.
Enfin, on ne peut pas exiger que le directeur soit le « garant » de tout : du fonctionnement de l’école, du respect de la réglementation, du climat scolaire, des bonnes relations avec les partenaires, etc., etc. Ses missions telles qu’elles transparaissent dans ce texte sont lourdes, et sans aucune aide humaine formée et pérenne. Pour le SNALC, imposer aux directeurs et directrices d’école des responsabilités relevant d’un chef d’établissement du second degré, est inacceptable.





