Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur

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Protocoles et formation, le cri d’alerte !

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Les lettres de l’alphabet, les professeurs des écoles les connaissent, dans l’ordre et dans le désordre. Mais derrière elles se cachent des sigles souvent mal connus, comme le révèle l’enquête accablante du SNALC : RSST, DUERP, RDGI, faits établissement… Les résultats laissent pantois. 

La méconnaissance des outils de prévention et de signalement des risques contribue au « pas de vague » que le SNALC dénonce. Les écoles ne font rien – ou mal – remonter, ce qui participe au maintien d’un certain ordre et calme apparents. La poussière reste ainsi cachée sous le tapis.

 Dans une école, quatre dispositifs de signalement coexistent : le RSST (Registre Santé et Sécurité au Travail), le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels), le RDGI (Registre de Danger Grave et Imminent) et l’application « faits établissement ».

Voici une (petite) partie des commentaires reçus lors de l’enquête :

« Nous manquons de formations sur la sécurité – Je ne connais pas le registre RSST – Comment on fait une fiche RSST, à quoi ça sert ? – Nous avons rédigé le DUERP mais sans savoir comment faire – On a rempli des faits d’établissement, pas de RSST. Est-ce pareil ? – J’ai appris grâce au SNALC ce qu’est le RSST. – Pas de DUERP, on ne sait pas le rédiger – Je découvre dans ce questionnaire des sigles comme RSST, jamais entendu parler » … 

Les pourcentages parlent d’eux-mêmes :

30% des professeurs des écoles ne connaissent pas le RSST et pour le RDGI, c’est 71%. Pour un enseignant sur deux le DUERP est un sigle obscur et indéfinissable et 25 % n’ont jamais entendu parler de « faits établissement ». C’est incroyable et inacceptable pour le SNALC : le besoin de formation et de communication sur ces outils est plus qu’urgent. 

Si on couple ceci avec le fait qu’un professeur des écoles peut passer toute sa carrière sans ne jamais voir un médecin du travail, on constate que l’État-employeur néglige de s’appliquer des mesures qu’il impose pourtant comme État-législateur. 

Au-delà de l’obligation de moyens qu’a l’administration en matière de sécurité et de santé au travail, il faut, pour le SNALC, informer et former correctement les PE sur l’utilisation des outils qui sont mis à leur disposition.