Groupe de travail ministériel avec les organisations représentatives
Compte rendu du SNALC du 18 mars 2026
LE THÈME
Sophie PONS (DGESCO) et Jérôme GRONDEUX (Inspecteur Général) présentent aux organisations syndicales les projets de programmes d’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) et recueillent leurs retours et suggestions.
L’ESSENTIEL
Après un rappel du processus de concertation mené depuis l’intervention du Conseil Supérieur des Programmes, l’Inspecteur Général expose les objectifs et principes directeurs de ces nouveaux programmes :
- Préciser les finalités de l’EMI, une démarche déjà en place et motivante pour les enseignants. L’ambition n’est pas de tout bouleverser, mais d’organiser l’existant en privilégiant une approche positive, et non une entrée par la désinformation ou la violence.
- Instaurer un rapport apaisé et régulier à l’actualité.
- Inscrire l’EMI dans une logique d’« éducation à » intégrée à l’ensemble des enseignements et à travers des projets pilotés notamment par les professeurs documentalistes.
- Souligner que cette éducation ne se limite pas à l’EMC, dont l’approche reste plus normative et restrictive.
- Préciser dans le programme que ces activités sont réalisables à tous les niveaux scolaires.
- Mettre en avant les grandes ambitions de l’EMI.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- La nécessité d’affecter explicitement des heures aux professeurs documentalistes et de rester vigilant sur leur reconnaissance, certains chefs d’établissement n’appliquant pas ce principe.
- L’intérêt des objectifs du programme – mais leur portée est amoindrie par l’absence d’horaires dédiés, comme c’est le cas pour d’autres « éducations à ».
- La nécessité de réécrire les projets : objectifs jugés trop vagues, et présence dans la colonne « exemples de réussite » d’un mélange entre attendus et pistes de mise en œuvre propres à différentes disciplines, ce qui n’a pas sa place dans un programme.
L’AVIS DU SNALC
L’EMI représente un enjeu important pour des élèves qui manquent de recul face à l’information ou aux réseaux sociaux. Néanmoins, cela ne remplace pas un déficit majeur constaté chez beaucoup d’élèves et essentiel au développement de l’esprit critique : une culture générale solide.





