Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC : les offres V2
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les conditions de travail
Organisation du travail
Santé et risques psycho-sociaux
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

Lycée 2021 : un bilan inquiétant

© iStock_PeopleImages

Les fins d’années sont toujours propices aux bilans. L’année 2021 en lycée aura été particulièrement consternante car la réforme et la pandémie ont su malheureusement faire bon ménage ! 

 

Il était question d’installer sous les meilleurs auspices la première génération de bacheliers réformés. Cependant, les conditions de travail dégradées par la crise sanitaire, l’escalade des bouleversements dans les modalités d’épreuves, le stress occasionné par ces coups de théâtre dans une institution traditionnellement disciplinée ne permettent pas d’affirmer que l’année passée fut profitable. Pour tout professeur de lycée, rien ne sera plus jamais comme avant et il est glaçant de réaliser que la pandémie a bon dos ! 

Le lycée est devenu un véritable sas dont le Ministère se moque éperdument tout en prétendant le contraire. La réforme le laissait entrevoir, le contexte sanitaire l’a concrétisé : désormais, un lycéen est un élève inscrit qui ne sait pas trop comment il est arrivé là – les collèges ne font plus filtres – et il y vient juste passer un BAC, qu’il obtiendra. Il a la triste possibilité de ne travailler que les enseignements qui l’intéressent car, plus que jamais, ceux qu’il décide de ne pas choisir ou, tout simplement, de négliger ne lui en tiendront pas rigueur. Le contrôle continu pousse à une bienveillance mièvre à laquelle s’ajoute la clémence que le système requiert des enseignants dans la crise actuelle. Ces derniers sont plus que jamais taillables et corvéables : on leur demande de mettre leurs cours en ligne, dans la mesure du possible, pour les absents, de leur faire rattraper les évaluations dans le cadre du contrôle continu, donc de faire des sujets supplémentaires – qu’il n’est pas facile d’inventer en lycée –. 

Les programmes sont chargés, le calendrier très contraint, les élèves aléatoirement motivés, de plus en plus immatures et protégés. La fatigabilité de tous est poussée à l’extrême ! 

Le SNALC rappelle que l’on reconnaît l’intelligence d’un pays à sa manière de traiter son école. 

Article paru dans la revue du SNALC, la Quinzaine universitaire n°1460 du 6 janvier 2022

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email