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Les élèves réussissent dans l’agitation

© iStock_TerryJ

Eh non, ce n’est pas une devise Shadok ! 

 

Un jour un chef d’établissement m’a soutenu ceci : « Mais ce n’est pas parce que vous tenez vos élèves, que vous les faites réussir ». Plus tard, lors d’une inspection, l’IPR à qui je faisais remarquer que je n’avais pas de problème de gestion de classe (en REP) a soupiré : «Ah vous savez la gestion de classe… » puis « il faut que les élèves fassent du bruit, rien de tel que la ruche qui bourdonne »

Ces remarques indécentes de la part de cadres de l’Éducation nationale sont l’illustration d’une bien mauvaise foi ou d’une belle hypocrisie. Devant le recul de l’autorité à l’école, il est tellement plus facile de dire que l’autorité ne sert à rien ou bien qu’elle est synonyme d’autoritarisme. Comment en effet peut-on être convaincu que dans l’agitation et le brouhaha, nos élèves, cette « génération écrans », arrivent à travailler sérieusement, eux qui ont tant de peine à rester concentrés plus de 5 minutes ? 

Dans des classes à 30 élèves où il y a une forte hétérogénéité, le bruit serait-il facteur de réussite ? Certes, la bienveillance est le mot magique de nos jours mais elle a bien des travers car elle peut laisser la place à la complaisance, au laxisme ou au renoncement, souvent pour acheter la paix sociale. 

Et pourtant ces cadres, qui sont aussi nos évaluateurs, avancent de telles inepties. Y croient-ils ? Souhaiteraient- ils que leurs propres enfants travaillent dans des conditions dégradées ? N’ont-ils plus aucun bon sens ? Défendent-ils les diktats des courants pédagogiques en vogue ? Ou bien ces propos ne servent-ils qu’à cacher leur impuissance, leur incompétence voire leur lâcheté ? 

Plus ça rate, plus on a des chances que ça marche… (devise Shadok). 

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1458 du 15 novembre 2021

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