Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Conditions de travail - Santé
Conditions matérielles et temps de travail
Pôle santé-handicap
Relations et climat au travail
Souffrance et risques psycho-sociaux
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC
Avantages - cadeaux
Avantages - culture, loisirs, sports
Avantages - vacances
Avantages - vie quotidienne
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

L’EPS à l’origine des succès olympiques?

© iStock_BrianAJackson

Suite aux médailles olympiques obtenues en handball, basket et volleyball, J.-M. Blanquer a déclaré : « Vive le sport collectif ! Vive l’EPS ! Le succès de nos équipes de France illustre la qualité de l’enseignement de ces sports à l’école. Saluons le travail des enseignants d’EPS et la bonne collaboration avec les fédérations ».

Des médaillés olympiques n’ont pas traîné à répliquer à ces propos délirants. Vincent Gérard (handball) a répondu : « Heureux de voir que l’EPS est considérée sur les réseaux sociaux. Parce que dans la réalité, comme le reste de l’enseignement d’ailleurs, les moyens ne sont pas là ». De même Evan Fournier (basket) a ajouté : « si mes coéquipiers et moi même sommes arrivés à l’élite de notre sport c’est grâce aux associations sportives, aux clubs, aux bénévoles mais en aucun cas grâce à l’école ». Vincent Poirier (basket) affirme « J’ai quand même rarement fait du basket à l’école ». Marie Wattel, seulement sixième du 100 m papillon à Tokyo ironise aussi : « j’hésite à reprendre les cours d’EPS du coup pour Paris 2024 »

Rappelons-le, l’EPS et le sport, a fortiori de haut niveau, sont très différents dans leurs finalités, dans leurs méthodes, dans leurs moyens. Quelques liens peuvent exister : les cours d’EPS peuvent susciter l’intérêt, l’UNSS permet des approfondissements, l’orientation vers des clubs éventuellement. Mais là s’arrête la contribution de l’EPS au haut niveau. 

Cet auto-satisfecit du ministre amalgamant succès sportifs et EPS n’est pas innocent. En flattant les enseignants, il auréole son ministère tout en coupant court à leurs revendications. Pourquoi réclamer plus de moyens pour une discipline qui produit tant d’excellence? En les rendant quasi similaires, il prépare le remplacement de l’EPS par le sport, bien plus économique, et maintenant favorisé par son super ministère