Le SNALC à vos côtés face à la réforme du baccalauréat

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Avec l’introduction de 40% de contrôle continu sec, nous allons être la cible de pressions. Les récriminations des élèves et des parents étant l’enclume ; les volontés de contrôle des personnels de direction et l’oeil des inspecteurs ou ou celui (nouveauté!), des collègues référents ou chargés de mission, étant un marteau des collègues référents ou chargés de missions étant un marteau qui pourra taper assez lourdement. Le SNALC entend vous aider à affronter toutes ces pressions en vous donnant des conseils pour aborder les temps importants de l’année que seront les assemblées générales (de rentrée ou non) ou les conseils pédagogiques

 

 

EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE OU EN CONSEIL PÉDAGOGIQUE, SUR QUELS PRINCIPES PUIS-JE M’APPUYER ?  

 

CE QUE DISENT LES TEXTES : 

 

La loi dispose (art. L912-1 du code de l’éducation) que les professeurs « procèdent à [l’] évaluation » de leurs élèves. 

 

Elle ajoute une précision concernant la liberté pédagogique (art.L.912-1-1 du code de l’éducation) : 

« La liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’Éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. 

Le conseil pédagogique prévu à l’article L. 421-5 ne peut porter atteinte à cette liberté. » 

 Les professeurs « assurent (…) l’évaluation des élèves ».

La formule figure dans le statut particulier des professeurs agrégés (décret 72-580) comme dans celui des professeurs certifiés (décret 71-581) en leurs articles 4 respectifs. Le décret 2014-940 et la circulaire d’application 2015-057 qui l’accompagne posent (reconnaissent) les missions liées à nos services d’enseignement.

Parmi celles-ci, est mentionnée « notamment », « la participation à des dispositifs d’évaluation des élèves au sein de l’établissement »

 

 

COMMENT COMPRENDRE L’ESPRIT DE CES TEXTES ? COMMENT LES UTILISER ? 

 

Le SNALC vous répond en 5 points. 

Le « des » a bel et bien le sens de « certains » lorsque les textes parlent de « dispositifs d’évaluation des élèves au sein de l’établissement ». Si l’on ajoute à cela le texte sur la liberté pédagogique et le fait que l’évaluation est le fait du professeur, on en arrive à la conclusion que la direction n’a pas matière à exiger de votre part l’organisation d’évaluations sous la forme de « devoirs communs ». Il doit s’agit d’une logique d’équipe. C’est à vous de décider, avec vos collègues et non dans une réunion présidée par le chef d’établissement. 

Bien sûr, il peut exister des équipes dysfonctionnelles avec un professeur qui n’est pas dans la même logique que ses collègues (quelqu’un qui surnote ou sous-note et met donc ses collègues dans l’embarras vis-à-vis des parents ou d’un chef d’établissement très prompt à les écouter). Cependant, il ne peut être question d’avoir une intervention de la direction dans les principes d’évaluation. Encore une fois, et nous ne le répéterons jamais assez : l’évaluation est le fait du professeur. Il s’agit pour vous de vous organiser et de  discuter ensemble pour éviter les trop grands décalages.

L’évaluation fait partie de l’acte pédagogique. Il s’agit donc ici de poser cette question dans le cadre de l’exercice de la liberté pédagogique et de comprendre ce que signifie : « avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. »

L’IPR peut apporter des conseils. Cela ne pose pas de problème.

La notion de contrôle peut amener à des interprétations fausse. Les membres des corps d’inspection contrôlent que notre liberté pédagogique est exercée en conformité des textes et des programmes. C’est ce que dit la loi.

Les IPR ne sont donc pas fondés à nous forcer la main pour l’organisation de devoirs communs ou une quelconque harmonisation des pratiques ou des notes. Ils n’ont pas non plus à nous imposer une progression commune.

Encore une fois, les textes sont clairs. L’évaluation dépend du professeur qui exerce sa liberté pédagogique. De plus, le conseil pédagogique ne peut porter atteinte à cette dernière. Échec et mat.

Nous n’avons pas à nous plier à des décisions prises dans une instance qui n’a pas vocation à prendre des décisions (le conseil pédagogique) et qui n’est pas fondée à entraver notre liberté pédagogique

Si vous faites l’objet d’une telle pression, voire de menaces, contactez votre section académique du SNALC ou notre secteur pédagogie (pedagogie@snalc.fr). Nous vous accompagnerons.

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