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LA PRÉ-PRÉ-RENTRÉE, ENCORE UNE MESURE ILLÉGALE

LA PRÉ-PRÉ-RENTRÉE, ENCORE UNE MESURE ILLÉGALE

Le mot « autonomie » signifie d’être à même de gérer des affaires sans en référer systématiquement à un pouvoir central. Mais cela sous-entend-il que l’on puisse agir selon le bon plaisir ? Que les limites du cadre puissent être bafouées ? Cette autonomie, demandée voire imposée par le ministère aux différents établissements scolaires est une caractéristique et une force des établissements privés depuis de nombreuses années. Mais une trop grande autonomie ne provoquerait-elle pas des dérives prises par lesdits établissement sous prétexte que cela fait partie de leur caractère propre ?

Le constat est sans appel : certains chefs d’établissement peu scrupuleux prennent des libertés qui sont hors cadre du code de l’éducation. Les exemples abondent, mais le plus probant, car le plus rencontré – après les heures de vie de classe non rémunérées, est celui des deux jours de pré-rentrée imposés aux professeurs alors que le ministère n’en prévoit qu’un. Si en apparence cela parait anodin, en approfondissant la question on se rend compte que dans le calendrier fixé par le ministère les vacances courent jusqu’au 31 août. Toutefois il est possible, d’après l’article L521-1 du code de l’éducation, que les établissements privés adaptent leur calendrier scolaire, et modulent librement la journée et même la semaine scolaire afin de tenir compte des situations locales. Dans ces cas, le chef d’établissement se doit juste d’avertir l’inspection académique. Malheureusement, reprendre le 30 alors que cette journée est souvent non déclarée auprès des instances administratives, ne permet pas toujours de récupérer un pont ou une journée solidarité… et s’avère être un arrangement du chef d’établissement pour faire travailler davantage les enseignants. Pour plus de transparence, le SNALC encourage les enseignants à demander à quoi correspond exactement ce jour pris avant la pré-rentrée habituelle : les enseignants finiront-ils un jour avant ? Ce jour est-il observé comme un rattrapage de la journée de solidarité ? Dans tous les cas, les délégués du personnel, lors d’une réunion du Comité Social et Économique, peuvent demander une explication à la direction quant à cette organisation. Cette transparence et cette conformité à la loi sont nécessaires afin de permettre à tous les personnels d’être protégés en cas d’accident du travail, notamment.

In fine, cette autonomie qui, utilisée à bon escient, pourrait se révéler profitable à tous amène malheureusement souvent des dérives sous la forme de bénévolat déguisé. Le SNALC invite chacun, personnels comme chefs d’établissements, à se mobiliser pour que le bénéfice de cette autonomie serve à tous.

Sophie Grebert, Professeur certifié, académie de Toulouse,
Florian Marty, professeur agrégé, académie de Toulouse.

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