Bien que défini par les textes réglementaires, le calendrier scolaire fait parfois l’objet d’interrogations. En effet, certains IEN s’arrangent avec les textes pour intégrer au forceps des formations dans nos heures de service. Que disent réellement les textes ? Le SNALC remet au clair ce qui est dû.
La journée de prérentrée
Il n’existe qu’une journée de prérentrée. Elle est définie, ainsi que tout le calendrier scolaire de l’année 2026-2027, par l’arrêté du 22 octobre 2025. Il n’y a donc pas de 2e journée de prérentrée. Un DASEN ou un IEN n’a pas le pouvoir de modifier ce calendrier.
De la même manière, le calendrier scolaire de l’année 2027-2028 a été fixé par l’arrêté du 21 juillet 2026. La prérentrée est fixée au mercredi 1er septembre 2027 et la rentrée des élèves au 2 septembre : une seule journée de prérentrée est obligatoire.
Néanmoins, dans les faits, beaucoup de collègues viennent en amont à l’école pour préparer leur classe, leur matériel, etc. Mais dans ce cas, il s’agit de temps personnel. Il ne peut y avoir de récupération ou de déduction sur les 108 heures ou sur quoi que ce soit d’autre. Il faut aussi absolument prévenir la mairie de sa volonté de venir travailler à l’école avant la journée officielle de prérentrée car les locaux lui appartiennent. La mairie est en droit de refuser au motif de travaux, ou de ménage par exemple ou parce que personne n’est vraiment censé être dans l’école. Enfin, même si la mairie autorise les PE à venir dans l’école hors des jours prévus par le calendrier scolaire, ils ne seraient pas couverts par un accident de travail en cas de chute ou de blessure.
Les deux demi-journées académiques
S’il n’existe pas de deuxième journée de prérentrée, l’arrêté sur le calendrier scolaire prévoit chaque année que « deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. » Il s’agit ici d’une éventuelle initiative du recteur ou du Dasen, et en aucun cas d’un IEN ou du directeur. Ces deux demi-journées doivent être annoncées et porter sur un temps de réflexion ou de formation. Elles ne doivent donc pas être utilisées pour des réunions ou des concertations, ni comme une 2e journée de prérentrée qui n’existe pas. Le recours à ces deux demi-journées est une possibilité, pas une obligation. Si le recteur ou le DASEN n’ont rien annoncé, ces deux demi-journées ne sont pas à effectuer.
La journée de solidarité
L’article 6 de la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées a créé la « journée de solidarité ». Pour l’Éducation nationale, c’est l’arrêté du 4 novembre 2005 complété par la note de service n° 2005-182 qui en fixe les modalités.
Il s’agit d’une obligation légale pour tous les actifs. Elle doit être dédiée à un travail sur le projet d’école, mais il n’est pas rare que celle-ci soit consacrée à une formation obligatoire (laïcité, etc.) ou à des thématiques imposées par la DSDEN. Pour les agents à temps partiel, cette journée est réduite au prorata de leur quotité de temps de travail. Attention, ces heures n’entrent pas dans le décompte des 108 heures d’obligations de service : elles viennent s’y ajouter.
Si cette journée est obligatoire et normalement consacrée à un sujet précis et non modifiable, il est possible d’envisager de la fragmenter en deux demi-journées. Il est également prévu par les textes que la date de cette journée soit fixée par l’IEN de circonscription après consultation du conseil des maîtres et avant la fin du premier trimestre. Le SNALC conseille aux équipes pédagogiques, si l’IEN tardait à programmer la journée de solidarité, de lui proposer une ou des dates qui conviennent aux PE pour qu’ils puissent s’organiser au mieux.
Le SNALC conseille de ne pas se laisser imposer arbitrairement des journées et des demi-journées travaillées et propose comme à chaque nouvelle année scolaire son document de décompte des heures dues : grille SNALC de répartition des 108 heures.
Article publié dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1517-École du 2 octobre 2026





