Que vous soyez AESH ou AED, en CDD ou en CDI, l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2026 (décret 2025-1228 du 17 décembre 2025) vous impacte soit directement, soit indirectement.
Pour rappel, la dernière augmentation du SMIC datait de novembre 2024 et s’élevait à 2 %. Il n’y avait pas eu de nouvelle augmentation au 1er janvier 2025.
Les AED en CDD rémunérés à l’indice majoré plancher 366 jusqu’au 31/12/2025 verront leur traitement mensuel brut augmenter de 1,18 % au 01/01/2026, soit + 21,23 € pour un temps plein. En effet, le SMIC mensuel brut pour un temps complet est passé de 1801,80 € en 2025 à 1823,03 € au 1er janvier 2026.
Ces collègues percevaient déjà une indemnité différentielle de 6 centimes pour un temps complet depuis le 1er novembre 2024, indemnité prévue par le décret 91-769 du 2 août 1991. Ils percevront donc 21,29 € (0,06 + 21,23) d’indemnité différentielle SMIC pour un temps plein à partir du 1er janvier 2026.
Les AED récemment CDIsés et rémunérés à l’indice majoré 375 se rapprochent forcément du SMIC. Ainsi, un AED CDIsé entre le 1er septembre 2023 et fin 2025 ne percevra plus que 23 € de plus qu’un AED recruté en CDD à la rentrée de septembre dernier (375 X 4,92278 = 1846,04 et 1846,04 – 1823,03 = 23,01).
Par ailleurs, le taux horaire de l’heure supplémentaire des AED étant fixé à 13,11 €, celui-ci converge inexorablement et surtout honteusement vers le SMIC horaire brut porté à 12,02 € au 01/01/2026, soit seulement 1,09 € ou 9 % de plus par heure supplémentaire pour les AED en CDD !
Dès le 1er janvier 2026, l’indemnité différentielle bénéficiera à tous les agents publics dont l’indice majoré est inférieur à 371.
Pour les AESH, l’indice majoré de l’échelon 1 de leur grille indiciaire étant égal à 371, les AESH nouvellement recrutés sont désormais rémunérés au SMIC. Là aussi, c’est honteux !
Conformément à un arrêt du Conseil d’État du 23 avril 1982, aucun agent public ne peut être payé en dessous du SMIC. Ainsi, si l’indice plancher de la fonction publique n’augmente pas lorsque le SMIC augmente, une indemnité différentielle est versée automatiquement à tous les personnels rémunérés au SMIC.
En revanche, pour tous les AED et AESH payés au-dessus du SMIC, leur rémunération n’étant pas revue à la hausse dans les mêmes proportions que l’augmentation du salaire minimum, leur pouvoir d’achat diminue et l’écart qui les sépare du traitement minimum légal se réduit.
Face à ces effets pervers, le SNALC continue donc à revendiquer une échelle de rémunération mobile pour tous les contractuels afin d’éviter le tassement des grilles et espaces indiciaires et de facto le déclassement de très nombreux AESH et AED à chaque hausse du SMIC.
Le SNALC revendique également la revalorisation et l’indexation sur l’inflation de l’indemnité de fonctions des AESH et du montant de l’heure supplémentaire des AED.
De plus, et compte tenu de leurs salaires indigents, le SNALC demande une refonte de la grille indiciaire des AESH et l’élaboration d’une grille indiciaire nationale valable dès le premier recrutement en CDD pour les AED dans l’objectif que ces personnels soient enfin rémunérés à la hauteur de leur rôle dans l’institution.





