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Enquête du SNALC : les épreuves anticipées de français

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Enquête du SNALC sur les épreuves anticipées de français

Méthodologie : enquête réalisée en février 2026 auprès de 1 806 professeurs de lettres, toutes académies confondues. 

Dans les quelques jours qui se sont écoulés entre l’annonce de la réunion sur les épreuves anticipées de français et la tenue de ladite réunion, le SNALC a tenu à consulter ses adhérents. Vous êtes plusieurs centaines à avoir pris le temps de remplir notre questionnaire. Nous vous en remercions et nous avons porté votre parole au Ministère.

Sommaire

I. L’épreuve écrite

L’une des options que le SNALC a proposées consistait à étendre l’ère couverte par l’objet d’étude jusqu’au XXIe siècle. Idée à laquelle les adhérents qui ont répondu à notre enquête se sont montrés très majoritairement favorables à 69 %.

De la même manière, la proposition consistant à remplacer l’œuvre étudiée dans le cadre de « la littérature d’idées » par un groupement de textes intéresse particulièrement en voie technologique. Les trois quarts de nos répondants se disent favorables à cette option.

Les résultats sont assez semblables pour l’objet d’étude consacré à la poésie. Dans la voie technologique, les professeurs ayant répondu à notre enquête préfèrent les groupements de textes plutôt que l’étude d’une œuvre intégrale.

La situation est différente dans la voie générale où une légère majorité (51 %) y est favorable pour l’objet d’étude consacré à la littérature d’idées, mais y est défavorable (51 % aussi) pour la poésie. Il semble donc pertinent de différencier sur ce point voie technologique et  voie générale.

L’écrit argumentatif restant prévalent sous la forme d’une dissertation dans la voie générale, le SNALC a sondé les professeurs sur leur préférence entre une dissertation portant sur une œuvre ou s’appuyant sur un objet d’étude. Sur ce point, les avis sont partagés.

En revanche, les résultats sont plus clairs concernant l’autre partie de l’épreuve écrite. Le SNALC a demandé aux professeurs de classer quatre propositions. Le commentaire arrive en tête pour environ la moitié des répondants à notre enquête. Le SNALC préconise donc de ne pas toucher à cette partie de l’épreuve, que ce soit dans la voie générale ou dans la voie technologique.

II. L’épreuve orale

Sans dévoiler qu’il s’agit du projet porté par le Ministère, le SNALC a testé auprès de ses adhérents l’idée de remplacer l’étude de texte, première partie de l’épreuve orale, par une épreuve portant sur un texte tiré d’une œuvre intégrale, sélectionné par l’examinateur et non préparée par le candidat en amont en classe. Les répondants sont majoritairement contre cette idée. Un tiers d’entre eux y sont même très défavorables.

Ainsi, pour le SNALC, il n’est pas opportun de changer radicalement cette première partie de l’épreuve orale. Une évolution est cependant nécessaire. Ainsi, 53 % des professeurs de lettres ayant répondu à notre enquête sont, à l’instar du SNALC, demandeurs d’un choix de la méthode pour aborder le texte étudié. Les adhérents du SNALC ne sont pas attachés à des fétiches et ne s’arc-boutent pas sur les textes tirés d’œuvres intégrales mais plutôt favorables à ce que les textes choisis pour l’épreuves puissent également appartenir à des groupements de textes.

Peut-être pour donner un tour communicationnel à l’épreuve, le Ministère envisage que l’examinateur puisse intervenir pendant la première partie. Les adhérents du SNALC ne sont majoritairement pas favorables à cette idée. Pour le SNALC, relancer un candidat qui sèche et devient mutique pendant un long moment est évidemment opportun, mais interrompre son cheminement de pensée, qu’il soit pertinent ou non, pourrait lui faire perdre ses moyens et nuire à la poursuite de l’épreuve dans de bonnes conditions.

Le SNALC sait que certains font de la question de grammaire un casus belli, estimant que la grammaire est aussi mal évaluée qu’elle est enseignée. Dès lors, nous avons interrogé sur l’opportunité de la maintenir. Sur ce point, les avis sont partagés et notre syndicat, fervent défenseur de l’enseignement de cette partie structurante du français n’est pas, encore une fois, arc-bouté sur le principe de sa présence dans l’épreuve orale. Nous restons cependant dans l’attente d’un débat autour de l’enseignement de la grammaire de manière générale et défendrons le français contre certaines attaques visant à appauvrir sa grammaire

Pour le SNALC, comme mentionné précédemment, la première partie de l’épreuve n’a pas vocation à changer radicalement. Le vrai problème se situe dans la seconde partie. Les adhérents ayant participé à notre étude comme les collègues non syndiqués avec qui nous avons eu des échanges, partagent très largement ce point de vue. Dans leur grande majorité, ils souhaitent un retour à l’entretien tel qu’il existait précédemment.

Conscient que les idées ministérielles peuvent avoir la vie dure, le SNALC a testé l’éventualité de supprimer la partie présentation de l’entretien. Elle confine en effet trop souvent à la récitation d’un texte produit par d’autres ou généré par l’IA. Les professeurs sont majoritairement favorables à cette possibilité mais elle recueille moins de suffrages que l’idée de revenir à l’entretien précédent.

Enfin, afin que le Ministère ne considère pas comme une information infondée ce que le SNALC avance depuis assez longtemps, notre syndicat a souhaité prendre la mesure du nombre de professeurs confrontés à des œuvres qu’ils n’avaient jamais lues lors de la partie entretien de l’oral de français. Le résultat de notre consultation est assez clair sur ce point. Seuls 16 % des professeurs interrogés n’ont jamais rencontré un texte inconnu. 

N’en déplaise à l’inspection générale qui semble considérer que ce phénomène est impossible ou confine à l’incongruité, les professeurs de français sont certes des professionnels et de grands lecteurs mais, en tant qu’examinateurs, ils n’ont pas forcément lu toutes les œuvres proposées par leurs collègues. Les élèves, quant à eux, n’ont d’ailleurs parfois pas lu celles qu’ils présentent.

Conclusion

Le SNALC portera devant le ministre des propositions simples et claires, correspondant à ce que souhaitent majoritairement ses adhérents et allant dans le sens des professeurs comme des examinateurs. Les propositions de l’inspection générale risquent en revanche de leur apparaître légitimement comme de fausses bonnes idées n’allant pas dans le sens d’une simplification pourtant affichée.