Le baromètre du centre national du livre le montrait en 2024 : les jeunes lisent de moins en moins. Ainsi, les 7-19 ans lisent quotidiennement 19 minutes contre plus de trois heures consacrées aux écrans.
Le 1er décembre dernier, lors du Salon du livre jeunesse de Montreuil, les ministres de l’Éducation nationale et de la Culture ont affiché leur volonté d’agir en annonçant quinze mesures pour « réenchanter la lecture »1. On ne peut que s’en réjouir alors que 93 % des participants à la grande consultation menée entre juillet et octobre considèrent que la lecture souffre d’une « image dévalorisée dans l’imaginaire collectif ».
La pratique de la lecture intéresse aussi particulièrement le système scolaire. Deux études parues cet automne le confirment. En novembre, une note de la DEPP2 montre très clairement, à partir d’enquêtes adossées aux évaluations de 6è, de 4è et de 2de que les meilleures performances en français sont associées à de la « lecture plaisir » notamment au-delà de la demi-heure quotidienne. Le rapport de l’IGESR (octobre)3 corrobore ces conclusions avec les données de PISA, PIRLS et CEDRE tout soulignant le décrochage particulièrement marqué des garçons par rapport aux filles.
Deux défis majeurs sont donc à relever : favoriser la lecture plaisir chez les adolescents –car le désamour s’accroît à partir de 12 ans- et réduire l’écart entre filles et garçons.
- https://www.education.gouv.fr/restitution-des-etats-generaux-de-la-lecture-pour-la-jeunesse-remettre-la-lecture-au-coeur-du-451951
- https://www.education.gouv.fr/pratiques-de-lecture-au-college-et-au-lycee-88-des-eleves-de-sixieme-declarent-lire-quotidiennement-451828
- https://www.education.gouv.fr/pratiques-de-lecture-et-maitrise-de-la-litteratie-451821





