Réunion ministérielle sur les conditions climatiques
Compte rendu du SNALC du 18 juin 2026
LE THÈME
Gestion de l’épisode de chaleur.
L’ESSENTIEL
1) Question des fermetures d’écoles et d’établissements
- 1er degré : le ministre demande aux préfets, en lien avec le maire, d’agir au cas par cas (lieu, bâti, capacités d’accueil). La direction d’école peut faire remonter des alertes par la chaîne hiérarchique.
- 2d degré : capacité du chef d’établissement d’interdire l’accès aux locaux en cas de danger grave et imminent.
2) Question des examens, notamment des épreuves orales de français et du grand oral
Réunion des recteurs hier pour envisager le report d’épreuves orales, notamment lundi après-midi, au cas par cas.
Un recensement des ventilateurs et, le cas échéant, des petits climatiseurs a été demandé.
LE SNALC A INSISTÉ SUR
- La nécessité de réagir à des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et de plus en plus précoces dans l’année. Nous sommes d’accord sur la possibilité de reporter certains oraux, ce qui n’avait même pas été évoqué l’an dernier à la même époque, mais cela reste insuffisant. Cela ne concerne pas uniquement lundi : il est annoncé des températures autour de 35 °C jusqu’à la fin de la semaine dans de nombreuses régions.
- La nécessité d’avoir un cadrage sur les fermetures d’écoles et d’établissements, car il n’y a aucune harmonisation locale. Il faudrait, a minima, des consignes départementales.
- La nécessité d’un grand plan sur les équipements, y compris la climatisation, sur le bâti et sur le verdissement. On ne peut pas continuer ainsi chaque année ni subir des tensions parfois fortes sur la fermeture ou non des établissements.
- La nécessité de reconnaître le droit de retrait individuel pour danger grave et imminent.
L’AVIS DU SNALC
Si rien n’a encore été anticipé cette année, alors que tous les constats avaient été faits, nous voyons un début de prise de conscience. Le chemin est encore long, car nous n’arriverons à rien sans évolutions structurelles importantes nécessitant des investissements. La santé des élèves et des personnels, ainsi que les conditions de travail en classe et pendant les épreuves d’examen, ne peuvent relever d’un simple bricolage.





