Jusqu’en 2025, le décret 93-461 dit « décret Lang » sur les obligations de service des personnels enseignants du 2d degré affectés dans le supérieur prévoyait 384 heures d’enseignement annuelles, 15 h par semaine maximum pour les PRAG et 18 h pour les PRCE/PEPS/PLP. Sur le terrain, c’était une autre histoire et « l’intérêt du service » justifiait déjà une lecture extensive du texte.
Applicable depuis la rentrée 2025, le décret 2025-742 du 31 juillet 2025, qui remplace le « décret Lang », ne constitue pas un progrès pour le SNALC. Certaines missions supplémentaires sont désormais imposées. D’autres sont présentées comme facultatives, mais risquent fort de faire l’objet de sollicitations pressantes. Ces tâches étaient parfois rémunérées (en heures complémentaires), mais souvent en deçà de l’investissement réel. Résultat : on dépassait allègrement les 384 h, et ce sans véritable revalorisation salariale, puisque les enseignants du supérieur ne sont toujours pas inclus dans le RIPEC (voir notre article du 28 janvier dernier). Le nouveau décret n’apporte donc aucune amélioration sur ce point.
Dans les filières professionnelles (IUT, IAE) et dans de plus en plus de composantes, c’est l’usine : le tableau affiche sagement ses 384 h, mais le temps réel explose avec les réunions interminables, corrections à foison, suivi d’alternants et/ou de stagiaires, relations entreprises, jurys de soutenance, coordination pédagogique. Sans oublier la préparation de ressources numériques, les entretiens individuels, les jurys de validation, l’assistance à la recherche d’alternance et/ou de stages…
Le SNALC ne se satisfait pas de ce simulacre. Nous réclamons des obligations de service qui reflètent et rémunèrent justement le travail réel. Dans les petites équipes, une pression délétère peut s’exercer sur les personnels pour « tout faire » par nécessité de service. En adhérant au SNALC, vous bénéficierez de la protection juridique professionnelle COVEA-GMF ainsi que d’un accompagnement véritablement personnalisé. Le secteur enseignement supérieur du SNALC vous aidera à distinguer missions légitimes et demandes excessives. Contactez-nous pour ne pas rester seul face à des surcharges qui, semestre après semestre, grignotent votre santé et votre énergie.
Article paru dans la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1513 du 7 mai 2026





