Communiqué de presse du SNALC du 5 février 2026
Le SNALC exprime tout son soutien à notre collègue, victime d’une tentative d’assassinat au couteau perpétrée en classe par un de ses élèves de 3e à Sanary-sur-Mer. Son pronostic vital demeure engagé et nous formons le vœu qu’elle puisse surmonter cette épreuve. Nos pensées accompagnent également sa famille, ses proches, ainsi que l’ensemble de nos collègues profondément bouleversés par ce drame.
Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit. Partout sur le territoire, la violence s’intensifie, exposant chaque jour davantage nos collègues. Aujourd’hui, la violence peut surgir partout, dissipant l’illusion d’un “établissement tranquille”. Le risque zéro n’existe certes pas, mais cela ne saurait justifier l’inaction face à l’accroissement quotidien des dangers auxquels nous sommes confrontés.
Pour le SNALC, la réponse n’est pas à chercher dans les annonces stériles ou les fausses solutions inadaptées aux réalités de nos écoles et établissements (portiques, fouilles, etc.). Alors que la violence s’insinue avec une inquiétante banalité dans la société et sur les écrans, nous en appelons à un indispensable réalisme :
- Un réalisme dans la prévention et l’éducation : Restaurer un environnement sécurisé et sécurisant impose d’y consacrer les moyens humains et financiers nécessaires, tant à l’École que dans l’accompagnement psychologique de nos élèves hors de l’École. La santé mentale de la jeunesse est un enjeu majeur. La prévention exige également la responsabilisation de tous : élèves, mais aussi parents et familles qui doivent pleinement assumer leur rôle éducatif ;
- Un réalisme dans les sanctions : L’éducation, si bienveillante soit-elle, requiert le respect d’un cadre clair et équitable pour chacun. Face à la gravité persistante des actes, il est temps de rompre avec la culture de l’excuse. Il convient d’afficher une véritable fermeté envers les agresseurs et d’apporter un soutien indéfectible aux victimes. Ce soutien doit être permanent, et pas uniquement quand un drame se produit.
Pour le SNALC, ce n’est qu’à ces conditions, et avec l’engagement de toute la société et de ses décideurs, que nous pourrons espérer retrouver un climat scolaire apaisé et garantir le respect de l’autorité des professionnels que nous sommes.





