Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Conditions de travail - Santé
Conditions matérielles et temps de travail
Pôle santé-handicap
Relations et climat au travail
Souffrance et risques psycho-sociaux
L'enseignement privé
Le premier degré
Brèves
Carrière des PE
Classe
Droits et devoirs
Education prioritaire
Fonctions dans l'école
Inclusion
Infos pratiques
Lettres électroniques école
Mobilité
Pédagogie
Positions et revendications
Rémunérations, retraites
Risques, sécurité, souffrance
Le second degré
Collège
Education prioritaire
Lycée général et technologique
Lycée professionnel
Programmes & disciplines
Vie scolaire
Le SNALC
Action syndicale
Avantages-SNALC
Avantages - cadeaux
Avantages - culture, loisirs, sports
Avantages - vacances
Avantages - vie quotidienne
Elections professionnelles
L’édito du président
Le SNALC dans les médias
Qui sommes-nous ?
Vidéo-SNALC
Le supérieur
Les Actualités
Les dossiers
Grenelle et agenda social
La laïcité
Réforme du lycée
Rémunérations
Situation sanitaire
Les métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants
CPE
Enseignants d’EPS
EPS : 1er degré
EPS : examens
EPS : formation - STAPS
EPS : pédagogie et enseignement
EPS : programmes
EPS : protection et revendications
EPS : situation sanitaire
EPS : UNSS
Enseignants du supérieur
Personnels administratifs
Personnels BIATSS
Personnels d’encadrement
Personnels de santé
Personnels ITRF, bibliothécaires
Personnels sociaux
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Psy-EN
Les parcours - la carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Échelons, corps, grade
Formations, concours, stagiaires
Mutations, détachement
Retraite
Les publications
Autres publications
La revue Quinzaine universitaire
Les éditions du SNALC
Les fiches info-SNALC
Les guides
Les lettres électroniques

Témoignage: toujours là !

CONDITIONS DE TRAVAIL


TÉMOIGNAGE :

TOUJOURS LÀ !


©iStock – PeopleImages

Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1446 du 13 novembre 2020
Par Claudine BEUGNON, secrétaire académique du SNALC de Reims

Une once de flatterie, un soupçon d’injonctions contradictoires et force remarques lapidaires. Voilà la recette de certains encadrants de l’EN. C’est un lent processus d’érosion et de déstabilisation.

Décidément, vous ne comprenez rien ! Ça sent la paranoïa ! Vous n’avez pas encore compris que les élèves font anglais parce qu’ils sont trop nuls pour faire allemand ? Vous êtes connue pour vos légendaires maladresses.

Ces remarques, indépendamment les unes des autres, sont anodines, insignifiantes. Répétées et accumulées, elles sont dévastatrices car elles finissent par saper notre confiance en nous. Le doute, l’appréhension s’installent, puis la peur d’aller sur son lieu de travail.

On se fait petit, on évite la salle des professeurs mais parfois, votre bourreau entre dans la classe où vous enseignez. Vous tâchez de faire bonne figure face aux élèves car il le faut. Un jour, une énième réflexion est prononcée. Mais, ce jour-là, quelque chose se brise. Elle est la remarque en trop.

Ce jour-là, vous perdez votre envie d’être là, votre volonté d’enseigner, votre passion pour ce si beau métier, votre confiance en vous… surtout vous vous perdez, vous. Vous êtes au fond du trou, seul avec votre mal-être, votre souffrance et votre détresse et vous pensez que vous ne valez rien. Vous appartenez à cette caste des « faibles » que l’on fuit comme des pestiférés.

Un jour, à l’occasion d’une formation, vous entendez des collègues raconter leur histoire. Là, c’est à la fois un choc et le début de la guérison. Vous comprenez que vous n’êtes pas seul, que, non, ce n’est pas vous qui ne « pensez pas bien » et finalement, que ce que vous avez vécu répond à l’affreux nom de harcèlement.

Vous vous mettez à lire des écrits parlant des mécaniques de manipulation, vous lisez également l’excellent Mémorandum du SNALC de novembre 2018 de Maxime Reppert.

C’est une révélation. Vous passez de l’ombre à la lumière. Et vous vous retrouvez enfin, non pas tel que vous étiez car vous avez définitivement perdu toutes innocence et naïveté mais vous êtes devenu plus alerte et conscient. Là, vous comprenez le sens de cette phrase: « Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort »