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Salaire des professeurs des écoles : paroles, paroles, paroles

© 918014-pxhere.com

Le SNALC le sait, les promesses et boniments vont bon train les années d’élections présidentielles. Il faut dire que ce premier trimestre de l’année scolaire 2021/2022 a un goût de premier avril.

Amer constat

Les professeurs des écoles français sont mal payés. C’est un fait que même notre ministre ne dément pas. Pour autant, l’édition 2021 de la publication Regards sur l’éducation, (éditée par l’OCDE) met le feu aux poudres. La comparaison avec les autres pays de l’OCDE est bien cruelle : en matière de coût salarial, les enseignants français se hissent péniblement à la 22ème place sur un panel de 33 systèmes éducatifs. Nous sommes dans le dernier tiers. Et surtout, aucun pays développé n’est aussi avare et ne dépense aussi peu pour ses enseignants. L’OCDE, en prenant le dollar (USD) comme base de comparaison, dresse le constat suivant : en 2020, les salaires moyens des enseignants français âgés de 25 à 64 ans s’élevaient à 43 978 USD en maternelle et à 42 837 USD en élémentaire. Dans les pays de l’OCDE, en moyenne, les salaires des enseignants étaient de 40 707 USD en maternelle et de 45 687 USD en élémentaire.

On serait tenté d’affirmer qu’il n’y a rien de choquant : nous sommes, même si ce n’est que très légèrement, au-dessus de la moyenne. Mais comparons ce qui est comparable : il faut mettre en parallèle les salaires des enseignants français avec ceux de pays équivalents. En effet, un enseignant français de primaire perçoit 36 513 USD annuels au bout de 15 ans d’ancienneté contre 48 025 pour la moyenne OCDE. En faisant un comparatif avec l’Allemagne, on se rend compte qu’un enseignant y touche 80 407 USD. Pour l’Espagne, il s’agit de 49 898 USD et pour l’Angleterre 53 528 USD. A niveaux économiques comparables, nous sommes donc particulièrement à la traîne.

Le coût salarial par élève, pour enfoncer le clou

Afin de comparer plus finement la valeur du travail des professeurs des écoles, on ne peut pas faire l’économie du calcul du coût salarial par élève. Ce dernier est de 2092 USD par élève de primaire chaque année en France. La moyenne de l’OCDE indique un coût annuel de 3196 USD par élève chaque année. Prenons à nouveaux les pays cités précédemment en exemple : pour l’Allemagne, ce coût annuel est de 5097 USD et pour l’Espagne, 3881 USD. Cela confirme notre classement qui est loin d’être mirobolant. Le nombre important d’élèves par classe n’arrange rien en France. Même la Grèce, la Lituanie ou la Slovénie, bien moins développées économiquement, sont devant nous.

Des conditions idylliques pour contrebalancer tout ça ? Pas vraiment…

Les bonnes conditions d’exercice contrebalancent-elles de si bas salaires en France ? Pas vraiment : les demandes relatives à la souffrance au travail ont explosé ces dernières années. Une grille horaire confortable ? Toujours pas. La moyenne est de 989 heures en maternelle et 791 heures en élémentaire. En France, les professeurs des écoles doivent s’acquitter de 900 heures annuelles devant élèves. La moyenne annuelle française de concertation/formation est dans la médiane de l’OCDE. Les bas salaires ne sont pas contrebalancés par des « bas horaires » va-t-on dire.  

 Les sauveurs

Ministre aux projets de rattrapages salariaux dispendieux ou candidats aux futures élections promettant de doubler nos salaires, la liste des bons samaritains va s’allonger dans les mois à venir mais la réalité ne rattrapera jamais la fiction et les boniments tant les augmentations promises n’ont jamais été tenues – ou ont été ténues dans le meilleur des cas. Ne nous mentons pas : les salaires des professeurs des écoles français, non contents d’être parmi les plus bas, ont aussi enregistré les augmentations les plus infinitésimales qui soient. Sur la décennie qui sépare 2010 de 2020, les salaires des professeurs des écoles ayant 15 ans d’ancienneté ont enregistré une hausse de 6 % à 7 % selon la moyenne des pays de l’OCDE. En revanche, les salaires des professeurs des écoles français ont stagné ou ont augmenté d’à peine plus d’1% dans le plus favorable des cas. Ça commence à devenir visible : l’enseignement n’est qu’une priorité rhétorique de nos dirigeants depuis des années et les choses ne sont pas près de changer si on laisse libre cours à nos dirigeants. Le SNALC continuera d’exiger des salaires décents pour les enseignants car c’est encore loin d’être le cas à cette heure.

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