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Revalorisation des enseignants, CPE, Psy-EN : concertation 2023

© istock_fullempty

Après des années de déni et de relativisme des pouvoirs publics et des médias, plus personne ne conteste désormais la faiblesse des rémunérations que le ministère de l’Éducation nationale dispense à ses enseignants.  Aujourd’hui, les traitements des enseignants, plombés par le décrochage de la valeur du point d’indice par rapport à l’inflation, sont beaucoup plus bas que dans les autres fonctions publiques et les autres pays de l’OCDE.

Reconnaître la faiblesse de nos rémunérations ne suffit pas. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour rémunérer correctement les personnels, garantie indispensable de la qualité de notre école. Or, ce n’est pas en proposant un « pacte » – donc des tâches supplémentaires – en échange d’une pseudo-revalorisation de leur traitement que ce gouvernement parviendra à rendre leur attractivité à nos métiers. Le SNALC réclame depuis plusieurs années un véritable rattrapage salarial, sans contrepartie.

En tant qu’organisation syndicale représentative, le SNALC participe aux réunions de “concertation” 2022-2023 sur la revalorisation des enseignants, CPE, Psy-EN. Nous publierons sur cette page les comptes rendus de chaque réunion, en toute transparence.

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Conclusion intermédiaire après les précédentes séances de travail — rémunération, temps de travail, bien-être au travail, déroulement de carrière, missions.

 

L’ESSENTIEL

La concertation débutera si possible à partir de mi-décembre jusqu’à la fin février, pour des actes à partir de septembre 2023.
Retour sur le problème d’attractivité du métier d’enseignant : inquiétudes par rapport aux concours, d’où le fait de retarder la date limite d’inscription, ce qui permettra une campagne de communication.
Sur la « revalorisation », la question des débuts de carrière jusqu’aux milieux de carrière fait l’objet d’une attention particulière. Mais les fins de carrière ne seront pas oubliées [NDLR : sous des modalités qui ne sont pour le moment pas claires, et visiblement pas dans l’enveloppe dite « inconditionnelle »]. Question des accélérations de carrière, ainsi que sur son « process ». Pas de blocage a priori sur telle ou telle piste.
Sur le « pacte », la réflexion est en cours. Retour sur la question du remplacement de courte durée, qui est aussi tout l’objet du pacte.
Suite aux échanges, le ministère retient un certain nombre d’éléments (égalité femme/homme, carrière et fin de carrière, 1er et 2nd degrés sur les missions, conditions de travail, questions liées au recrutement/formation, à l’école inclusive…)


Le SNALC A INSISTÉ SUR…

  • Le rattrapage salarial sans contrepartie, qui doit concerner tous les collègues, peu importe leur ancienneté.
  • Son refus de tout « pacte », qui est en contradiction avec nos revendications et avec l’état des lieux objectif, et objectivé par les études du ministère lui-même, du système éducatif.
  • Son refus du cadre imposé, alors même que le ministère proclame qu’il n’y a pas de blocage a priori. Les propos du ministre au Sénat sur une revalorisation inconditionnelle ne concernant que les 20 premières années de carrière sont en contradiction avec cet affichage.
  • Le fait que ce n’est pas avec les enveloppes du projet de Loi de Finance 2023 qu’on aura réglé les problèmes d’attractivité et de rémunération, loin de là. Il faut s’inscrire dans un rattrapage salarial sur plusieurs années, ce qui ne semble pas être le projet actuel.
  • La question des conditions de travail, qui semble oubliée, puisque lorsque le nombre d’élèves augmente, on supprime des postes, et que lorsqu’il diminue, on supprime également des postes. Même chose, par exemple, sur le fonctionnement de l’école inclusive.
  • Le fait que l’année de stage fait partie de la carrière, et ne peut être oubliée dans un processus de rattrapage salarial.
  • La nécessité d’améliorer le passage à la hors-classe et à la classe exceptionnelle, et la fin du blocage définitif lié au 3e rendez-vous de carrière (il faut avoir la possibilité de demander une nouvelle évaluation).

 

L’AVIS DU SNALC

Rien de nouveau sous le soleil. Alors même que beaucoup de choses sont dans le débat public depuis plusieurs mois (le pacte, l’augmentation ciblée uniquement sur la première moitié de carrière), le ministère ne peut nous dire quoi que ce soit de concret sur quelque sujet que ce soit. Il remet à après les élections professionnelles le travail concret, tout en sachant dès à présent qu’il faudra aller vite. Le SNALC continue de demander un rattrapage salarial pour l’ensemble des collègues, sans pacte, sans missions supplémentaires. Il a déjà effectué tous les calculs et toutes les propositions chiffrées nécessaires, et ce depuis plusieurs années.


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Missions complémentaires effectuées par les enseignants et reconnaissance de ces missions

 

L’ESSENTIEL

La concertation réelle commencera en janvier. Derrière cette réunion, il y a bien « la question du pacte ». Cette réunion sert à faire un tour d’horizon des missions complémentaires et de leur rémunération, et commence à indiquer des pistes d’évolution (coordination par niveau, par cycle, coordination de projet, travail interdisciplinaire…).

Le pacte est à la fois sur une meilleure reconnaissance d’actions déjà faites/inégalement faites, et puis sur des missions qui ne sont pas suffisamment exercées (exemple du remplacement de courte durée).

 

Le SNALC A INSISTÉ SUR…

  • Son refus du pacte, et sa revendication que les 300 millions qui doivent y être consacrés soient reversés à l’enveloppe servant à la part inconditionnelle de la rémunération (qui doit s’appliquer à tous, et non seulement à certains).
  • Le rappel des enquêtes de la DEPP sur le temps de travail réel des enseignants et le bien-être au travail de ces derniers, dont les résultats vont clairement à l’encontre de la logique du pacte et de la politique qui est menée.
  • Le dépassement des 108h dans le premier degré ainsi que la question des 10 minutes d’accueil, et l’alourdissement de la charge de travail de la direction.
  • L’augmentation très nette de la charge de travail des professeurs principaux alors que l’indemnité n’a pas été réévaluée, ce qui crée un très net manque d’attractivité de la fonction. Il est anormal que le sujet des professeurs principaux ne figure même pas dans le document de travail (mea culpa de l’administration sur le sujet).
  • La question de la prise en compte de l’école inclusive, qui prend énormément de temps et d’énergie, d’autant plus du fait de son organisation au rabais.
  • Les inégalités sur les missions complémentaires (femme/homme, temps partiel, CPE et professeurs documentalistes…) ; l’insuffisance du nombre d’IMP au regard des missions effectuées ; le faible valeur financière des heures supplémentaires comme des IMP ; l’aggravation des conditions de travail sur les collègues ces dernières années (2e HSA imposable par exemple) ; l’insuffisance des enveloppes d’IMP dans les établissements pour même rémunérer aux taux prévus les missions existantes, comme la coordination de discipline.
  • Son refus de disserter sur une dégradation objective de nos conditions de travail (imposition de remplacements de courte durée, formation continue hors temps d’enseignement…).

 

L’AVIS DU SNALC

Alors même que le ministre ne cesse de parler du fameux pacte dans les médias, son ministère n’est toujours pas en capacité de nous expliquer le début du commencement de son fonctionnement, plaçant au mois de janvier (après les élections professionnelles) les échanges sur ce point. Ce n’est ni sérieux, ni rassurant. Le ministère n’a pas répondu à la question du SNALC, qui demandait comment étaient calculés les « jusqu’à 20 % de rémunération supplémentaire » annoncés publiquement par le ministre (dont 10 % sur le fameux pacte).

Le ministère doit tirer les enseignements des enquêtes très objectives et complètes qu’il mène lui-même, et cesser avec cette notion de pacte, qui n’est pas une revalorisation, et qui aura pour conséquence de diviser les personnels.

 


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