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Rémunérations : un chantier oublié

Dossier du mois de la revue du SNALC Quinzaine universitaire n°1509 du 16 janvier 2026

Dossier rédigé par Anne MUGNIER, membre du Bureau national du SNALC chargée des rémunérations. Avec la collaboration de Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels ; Lucien BARBOLOSI, secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS ; Christophe DOMENGE, SNALC de Grenoble ; Toufic KAYAL, vice-président du SNALC ; Marie-Hélène PIQUEMAL, vice-présidente du SNALC et Philippe TRÉPAGNE, secrétaire national du SNALC chargé de la gestion des personnels.

Sommaire

RÉMUNÉRATIONS : UN CHANTIER OUBLIÉ

Dans la Quinzaine Universitaire n° 1491 publiée en juillet 2024, le SNALC dressait le bilan annuel des évolutions salariales dans l’Éducation nationale, les dernières mesures collectives datant de janvier 2024. Celui-ci était bien maigre. Reprenons chaque point pour observer ce qui s’est passé ces deux dernières années en la matière.

MESURES FONCTION PUBLIQUE

Grilles indiciaires

La dernière hausse du point d’indice, de 1,5 %, date du 1er juillet 2023. L’indice majoré de l’ensemble des grilles de la fonction publique a ensuite été revalorisé de 5 points au 1er janvier 2024, soit environ 24,50 € brut ou 19,50 € net.

La valeur du point d’indice est donc gelée depuis maintenant deux ans et demi et, comme on s’y attendait, il n’est toujours pas question de la revaloriser cette année. Pour le gouvernement, l’avancement dans les carrières via les changements automatiques d’échelon tient lieu de revalorisation, même si les niveaux de rémunération baissent mécaniquement chaque année du fait de l’inflation.

Point d’indice et inflation, ou comment détruire le service public

Le gel du point d’indice est au cœur de la politique budgétaire de la France depuis 2010. C’est le moyen qu’ont trouvé les gouvernements successifs pour réduire les dépenses publiques, appauvrissant ainsi non seulement les agents, mais le recrutement même dans les métiers de la fonction publique. Ainsi, la volonté de faire des économies prime sur l’investissement nécessaire au maintien des services publics, dont celui de l’éducation. Qui peut douter que réduire la qualité de l’École a des conséquences négatives et difficilement réversibles sur l’économie d’un pays, soit l’effet inverse de celui désiré ?

N.B. : Le graphique ci-dessus commence au début du gel du point d’indice après la hausse du 1/07/2010. Chaque barre correspond à une revalorisation ponctuelle du point d’indice et fait la différence avec l’inflation cumulée depuis la revalorisation précédente. La dernière indique la situation au 1/01/2026, alors qu’aucune hausse du point d’indice n’est prévue.

Dispositifs d'aide

À l’automne 2023, des dispositifs de maintien du pouvoir d’achat ont été mis en œuvre, mais n’ont pas été reconduits :

  • La PEPA : prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, d’un montant compris entre 300 € et 800 € brut versée à l’automne 2023 aux agents publics dont les revenus bruts cumulés entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023 n’ont pas dépassé 39 000 €.
  • La GIPA : garantie individuelle du pouvoir d’achat, versée à l’automne 2023 aux agents publics dont l’évolution du traitement brut entre 2018 et 2022 a été inférieure à la hausse des prix à la consommation sur la même période.

Ainsi, la GIPA, mise en place en 2008 et reconduite chaque année depuis, est suspendue depuis maintenant deux ans, alors qu’elle « vise à soutenir le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique qui y sont éligibles » [1]. La rémunération des agents publics bloqués à l’indice sommital de leur grade ne fait donc pas que stagner : elle régresse en raison de l’inflation.

DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Les dernières mesures d’ampleur décrites dans la QU n°1480 datent de septembre 2023. Depuis, hormis quelques mesures catégorielles, le Ministère a délaissé le sujet des rémunérations de ses agents, en particulier des enseignants, sur lesquelles il avait pourtant beaucoup communiqué…

Contrairement au point d’indice, le SMIC est indexé sur l’inflation. Pour les plus précaires et mal rémunérés, le Ministère devra mettre en place une indemnité compensatoire, dite différentielle, faute de proposer des grilles satisfaisantes. 

Pour les enseignants, le « choc d’attractivité » voulu par la réforme de la formation initiale avec un concours à bac+3 risque d’être limité par des grilles qui se rapprochent inexorablement du SMIC malgré l’obligation d’être détenteur d’un master pour être titularisé.

Consulter les tableaux de rémunération :

RÉMUNÉRATION DES ENSEIGNANTS : LE SUJET N’EST PLUS À L’ORDRE DU JOUR

Par Anne MUGNIER, membre du Bureau national du SNALC chargée des rémunérations et Christophe DOMENGE, SNALC de Grenoble 

On se souvient de la forte médiatisation, il y a quelques années, du problème de la faible rémunération des enseignants français par rapport à leurs homologues des pays de l’OCDE et aux corps équivalents de la fonction publique. Cette médiatisation avait été suscitée par le gouvernement lui-même, qui avait promis une revalorisation historique et avait multiplié les réunions destinées à la mettre en œuvre.

Les mesures prises ayant été très largement insuffisantes et absorbées par l’inflation, la faiblesse des rémunérations dans l’Éducation nationale n’est évidemment pas résolue : rien n’y fait, les rémunérations mensuelles nettes des enseignants restent inférieures de près de 1 000 € à celles des autres fonctionnaires de catégorie A dans la fonction publique d’État, en raison d’un régime indemnitaire beaucoup plus faible. Pire, depuis deux ans, il n’est plus question de revalorisation salariale, et les médias ont de leur côté complètement délaissé le sujet, alors même que l’Éducation nationale s’enfonce dans la crise. Il faut dire que les difficultés budgétaires de la France sont passées par là, et que le gouvernement ne semble pas disposé à investir dans l’éducation, qui est pourtant une des clés essentielles de la réussite économique.

Outre le problème des rares revalorisation du point d’indice depuis son gel en 2010 (la dernière hausse ponctuelle a été réalisée le 1er juillet 2023), les dernières mesures d’ampleur visant les enseignants datent du 1er septembre 2023, via notamment la revalorisation de certaines indemnités, dont le niveau reste toutefois très largement en deçà de ce qui est pratiqué dans les autres fonctions publiques. Ainsi, l’édition 2025 du rapport annuel sur l’état de la fonction publique précise que la part des primes et indemnités (y compris SFT et IR) dans le salaire brut des agents de catégorie A atteint désormais 32,9 % dans la fonction publique d’État hors enseignants, alors qu’elle est près de deux fois inférieure pour les enseignants (17,2 %). Concrètement, tandis que l’ISOE/ISAE mensuelle brute des enseignants s’établit à 212,50 €, les autres agents de catégorie A de la FPE touchent une indemnité de fonctions quatre à cinq fois supérieure.

Le Ministère a tenté cette année de « dynamiser les carrières » des enseignants, non pas en les revalorisant, mais en les accélérant légèrement via la réduction de la durée de séjour dans quelques échelons, mais même cette mesurette, prévue pour le 1er septembre 2025, a vu son entrée en vigueur repoussée au 1er septembre 2026 au plus tôt – et on peut d’ailleurs s’interroger sur son avenir.

Les graphiques ci-dessous permettent de mesurer l’évolution des rémunérations des enseignants et l’impact des mesures mises en œuvre entre 2019 et 2023, via une comparaison avec l’évolution du SMIC depuis 1980.

Traitement indiciaire SANS INDEMNITÉS par rapport au SMIC

On constate pour commencer que le traitement indiciaire des enseignants, qui n’a pas été revalorisé en soi en dehors des quelques hausses du point d’indice, se rapproche inexorablement du SMIC, indexé sur l’inflation. La rémunération des professeurs agrégés tend par ailleurs à se rapprocher de celle des professeurs certifiés et assimilés en fin de carrière, ce qui est un autre indicateur du manque d’attractivité de la profession.

Traitement indiciaire AVEC INDEMNITÉS par rapport au SMIC

Si on inclut ensuite dans ce traitement brut les indemnités spécifiques aux enseignants (l’ISOE part fixe, instaurée en 1992, et les différentes tranches de la prime Grenelle mises en place entre 2021 et 2023), on observe un léger sursaut en début de carrière correspondant à la prime Grenelle. Mais avec la poursuite du gel du point d’indice et l’absence de mesures catégorielles supplémentaires, cette faible revalorisation sera rapidement absorbée par l’inflation, et le traitement des enseignants, indemnités incluses, poursuivra sa dégradation au niveau du SMIC.

Comme le SNALC l’avait prédit, l’absence de plan pluriannuel, plan qu’il n’a eu de cesse de réclamer, a coupé court à la revalorisation des enseignants qu’Emmanuel Macron avait promise lors de son premier mandat.

HSA, INDEMNITÉS : LES PROFESSEURS VEULENT LA GALETTE, PAS LES MIETTES

Par Marie-Hélène PIQUEMAL, vice-présidente du SNALC

Dans l’Antiquité, à l’occasion des Saturnales, les esclaves étaient invités à partager une galette avec les citoyens romains. S’ils tombaient sur la fève, ils gagnaient le droit d’obtenir tout ce qu’ils souhaitaient lors de cette journée. À la table de l’Éducation nationale, l’ambiance est nettement moins festive. Les enseignants, année après année, sont les convives oubliés : les plats circulent, mais les assiettes restent vides. On s’épuise à tendre la main, obtenant au mieux quelques miettes, sans fève et sans saveur.

À ce titre, la multiplication des heures supplémentaires annuelles (HSA) imposées est loin de rassasier. Pour le SNALC, le constat est clair : remplacer la création de postes par une distribution d’HSA, c’est espérer soigner la pénurie en demandant aux présents de pallier le déficit de recrutements. Résultat ? Des conditions de travail qui se dégradent à vue d’œil, tandis que le fameux « volontariat » des heures supplémentaires se fait de plus en plus pesant, comme une ambiance en salle des profs un lundi de rentrée…

À force d’invoquer la « continuité pédagogique » à tout prix, l’institution finit par oublier que, sous la surface, le travail invisible – préparation des cours, corrections, suivi individuel – devient un vrai sacerdoce. Au point que pour certains collègues, la seule manière de ne pas étouffer est de recourir au temps partiel, en réduisant d’autant pouvoir d’achat et cotisations retraite.

Par ailleurs, en ne distribuant que des miettes, on transforme le métier d’enseignant en une boutique où heures sup’, IMP, pactes… s’achètent et se revendent à la découpe, sans jamais apporter de vraie reconnaissance.

Pendant que le RIFSEEP[1] a permis d’améliorer, à juste titre, la recette pour les cadres de la fonction publique d’État, enseignants, CPE et Psy-EN sont restés, eux, sur leur faim. C’est pourquoi le SNALC réclame une ISOE/ISAE et des indemnités spécifiques à la hauteur moyenne de l’indemnitaire d’un cadre, soit dans un premier temps, au moins 1 000 euros par mois, avec la garantie d’une réévaluation régulière. Et la galette sera équitablement partagée, avec la même saveur pour tous.

Si d’autres organisations s’accommodent d’intégrer les primes dans le calcul des pensions, le SNALC lui ne réclame rien d’autre que la part qui est due aux enseignants. Quitte à tirer les rois, autant que la couronne profite enfin à celles et ceux qui, chaque jour, façonnent la pâte.


[1] Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel

LA HAUSSE DU SMIC AU 1er JANVIER TOUCHE TOUS LES CONTRACTUELS

Par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels

Que vous soyez AESH, AED, contractuel enseignant, administratif…, en CDD ou en CDI, l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2026 vous impacte soit directement, soit indirectement.

Les AED en CDD et tous les autres contractuels rémunérés à l’indice majoré plancher 366 jusqu’au 31 décembre 2025 verront leur traitement mensuel brut augmenter de 1,18 % au 1er janvier 2026, soit + 21,23 € pour un temps plein. En effet, le SMIC mensuel brut, pour un temps complet, est passé de 1 801,80 € en 2025 à 1 823,03 € au 1er janvier 2026. Quant aux AED récemment CDIsés, rémunérés à l’indice majoré 375, ils se rapprochent forcément du SMIC. Ainsi, un AED CDIsé en 2025 ne percevra plus que 23 € de plus qu’un AED recruté en CDD à la rentrée de septembre dernier (375 X 4,92 = 1 846,04 et 1 846,04 – 1 823,03 = 23,01). Le taux horaire de l’heure supplémentaire des AED étant fixé à 13,11 €, celui-ci converge inexorablement et surtout honteusement vers le SMIC horaire brut porté à 12,02 € au 1er janvier 2026, soit 1,09 € de plus par heure supplémentaire pour les AED en CDD !

Pour les AESH, l’indice majoré de l’échelon 1 de leur grille indiciaire s’élevant à 371, les AESH nouvellement recrutés sont désormais rémunérés au SMIC. Là aussi, c’est honteux !

Enfin, les contractuels enseignants, CPE et Psy-EN, avec un indice majoré minimum établi à 376, débutent avec un traitement brut mensuel d’à peine 25 € au-dessus du SMIC pour un temps complet, alors qu’ils occupent des emplois de catégorie A. De qui nos dirigeants se moquent-ils ?

Aucun personnel ne pouvant être payé en dessous du SMIC, si l’indice plancher de la fonction publique n’augmente pas lorsque le SMIC augmente, une indemnité différentielle est versée automatiquement à tous les agents rémunérés au SMIC. En revanche, pour tous les contractuels payés au-dessus du SMIC, leur rémunération n’étant pas revue à la hausse dans les mêmes proportions que l’augmentation du salaire minimum, leur pouvoir d’achat diminue et l’écart qui les sépare du traitement minimum légal se réduit.

Le SNALC continue à revendiquer une échelle de rémunération mobile pour éviter le tassement des grilles ou espaces indiciaires et de facto le déclassement de très nombreux contractuels à chaque hausse du SMIC !

TRAITEMENTS DES ADJAENES ET ATRF : LA COURSE CONTRE LE SMIC

Par Lucien BARBOLOSI, secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS

Le minimum de traitement dans la fonction publique (FP) correspond à l’indice majoré (IM) 366, soit 1 801,74 € brut par mois. Sachant que le SMIC s’élève à 1 801,80 € depuis le 1er novembre 2024, une indemnité compensatrice de 0,06 € est désormais versée aux agents positionnés au 1er échelon du 1er grade.

Or, à partir du 1er janvier 2026, le SMIC revalorisé atteindra 1 823,03 € brut par mois. Les rémunérations des cinq premiers échelons du 1er grade et des trois échelons du 2e seront alors inférieures au SMIC.

Traitements des ADJAENES, ATRF et magasiniers des bibliothèques

Ainsi, les mesurettes prises en juin 2023 (décret 2023-519 du 28 juin 2023) sont déjà caduques. On revient donc à la situation antérieure, exposée et dénoncée par le SNALC dans l’article « Les smicards au long cours » (QU 1478 du 9 juin 2023). Les collègues concernés vont certes percevoir une indemnité compensatrice (de 1,60 € à 21,29 € selon l’indice) mais ce mécanisme revient à aligner plusieurs échelons sur une rémunération identique ce qui exclut toute progression salariale réelle lors d’un changement d’échelon ! Cette situation concerne aussi bien les cinq premiers échelons de la grille C1 que les trois de la grille C2.

Par ailleurs, alors que le SMIC est censé rémunérer un travail n’exigeant pas de qualification particulière, les agents concernés font preuve d’une forte technicité et doivent accomplir des tâches de plus en plus lourdes et complexes. Que ce soit en EPLE, dans les services des DSDEN et les rectorats, dans les bibliothèques et les laboratoires des universités, ils sont de plus en plus sollicités et mettent en œuvre des compétences dépassant largement celles de leurs cadres statutaires. Le traitement qui leur est réservé est donc proprement scandaleux.

Le SNALC renouvelle sa demande de reconstruction de la carrière des personnels de la catégorie C. Rien ne s’oppose à ce que la grille indiciaire soit reconstruite avec seulement 2 grades – comme cela a été fait pour les ASSAE ou les INFENES – afin de garantir une rémunération durablement et significativement supérieure au SMIC.

LES PRINCIPALES PROPOSITIONS DU SNALC POUR LES RÉMUNÉRATIONS

Par Anne MUGNIER, membre du Bureau national du SNALC chargée des rémunérations

Si les derniers gouvernements ont délaissé le chantier des rémunérations, le SNALC ne les oublie pas, lui, et ne manque pas de le faire savoir au Ministère. Le SNALC fait de la revalorisation des rémunérations un axe fort de ses revendications, pour rendre leur attractivité aux métiers de l’Éducation nationale et, en conséquence, sa qualité au service public d’éducation. 

Voici les principales, communes à tous les corps :

  • Dégel et indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation.

  • Alignement des indemnités sur la moyenne des régimes indemnitaires des autres fonctions publiques.

  • Refonte des grilles indiciaires adaptée à l’allongement des carrières et accès au dernier grade en fin de carrière.

Si vous souhaitez faire avancer ce chantier avec le SNALC, n’oubliez pas de voter en décembre prochain !