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Projet d’évaluation : encore une usine à gaz ?

© pexels_andrea-piacquadio-3808818

L’usine à gaz du projet d’évaluation au lycée est bel et bien validée par le SGEC !

Vous êtes enseignants au lycée, et subissez de plein fouet la mise en place de la dernière réforme ? De réunions en concertations, vous peinez même à trouver du temps pour préparer autant que vous le souhaiteriez les cours pour vos élèves. Vous allez adorer les « pistes pour la mise en œuvre du projet d’évaluation de l’établissement » proposées par l’Enseignement Catholique. En fait, non.

 

Alors que le SNALC a échangé le 6 octobre dernier avec Edouard GEFFRAY, Directeur de l’Enseignement Scolaire (DGESCO), et Brigitte HAZARD, Inspectrice Générale au sujet des dérives déjà constatées dans les procédures de mises en place du projet d’évaluation, et obtenu que les pendules soient remises à l’heure (article du SNALC), le SGEC (Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique), de son côté, continue de confondre textes contraignants (décret, arrêtés, circulaires) et guide qu’en aucun cas, nous ne sommes tenus de respecter à la lettre (le guide émanant de l’Inspection Générale n’est pas un texte officiel contraignant).

 

Ainsi, l’Enseignement Catholique redéfinit le projet d’évaluation comme résultant « d’une démarche concertée dans l’établissement » et poursuit en indiquant, dans sa note adressée aux chefs d’établissement, que le projet d’évaluation « précise, dans un format synthétique :

  • Les principes communs adoptés collégialement sur la base du cadre national, des pratiques et de la culture de l’établissement,
  • Les différents types d’évaluations,
  • La   fréquence des notes par période, par discipline et avec une cohérence d’ensemble
  • La variété des modalités d’évaluations (oral, écrit) et des activités évaluées (devoirs communs, travaux personnels, travaux collectifs, activités expérimentales, etc.),
  • Les grands principes des critères d’évaluations adossés aux programmes pour évaluer l’acquisition des compétences (références aux grilles existantes dans certains enseignements),
  • Les critères d’une moyenne représentative du niveau d’un élève,
  • Les modalités de communication des notes aux élèves et aux familles. »

 

 

Rien que ça ! Ça ressemble à tout sauf à du synthétique. Ou c’est du synthétique extensible !

Alors ? Info ou intox ?  Intox !

Sébastien VIEILLE, secrétaire national du SNALC chargé de la pédagogie s’est penché sur les textes pour démêler le vrai du faux : Projet d’évaluation : Méfiez-vous des fake news

Arrêté du 27 juillet 2021

L’organisation du contrôle continu pour le baccalauréat général et technologique fait l’objet d’un projet d’évaluation […] élaboré dans le cadre d’une concertation au sein de l’équipe pédagogique dans les établissements privés ayant passé un contrat avec l’État.

Si l’objectif semble de bon sens de prime abord, en y réfléchissant quelque peu, l’on se rend bien compte que cela ne tient pas la route mais aussi que cela peut avoir des conséquences sur notre liberté pédagogique.

LE SNALC VOUS PROPOSE DONC DE VOIR CE QUI EST OBLIGATOIRE OU NON 

Ni le décret, ni l’arrêté ne donnent de précisions plus avant sur cet Objet Pédagogique Non-Identifié. Pour en savoir plus, il faut se reporter à la note de service du 28 juillet 2021.

Une note de service n’a pas de valeur règlementaire. Si elle est en opposition avec un texte de niveau supérieur, c’est le texte de niveau supérieur qui s’impose.

OR, QUE DIT LA LOI ? 

Code de l’Éducation – Article L912-1-1

La liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection.

Les limites de notre liberté pédagogique sont claires : les programmes et instructions officielles d’une part et le projet d’établissement d’autre part.

QUE DIT LA NOTE DE SERVICE ?

Il s’agit d’élaborer au sein de chaque établissement un cadre réfléchi et organisé au sein de l’équipe pour l’évaluation des élèves, formalisé par un projet d’évaluation pour l’établissement partagé à l’échelle de la communauté éducative.

Notez bien le mot « cadre ». Il a son importance. Il ne s’agit pas de détailler si en telle discipline on fera 5 devoirs dont 3 de type leçon et 2 de type Bac… Il s’agit de fixer un « cadre », des « principes ».

Et cela est plus précisément défini ensuite : « principes communs, garants de l’égalité entre les candidats, tout en conservant les marges d’autonomie indispensables pour respecter la progression pédagogique adaptée à chaque classe ou groupe d’élèves. »

En réalité, le ministère l’a répété lors des discussions autour de cette note de service, l’idée n’est pas de contraindre les enseignants à aller au même rythme ou à faire le même type d’évaluations. L’idée est d’avoir une réflexion collective et des principes afin de montrer que le contrôle continu ne tournera pas au grand n’importe quoi. La suite du paragraphe sur le projet d’évaluation contient surtout des phrases sur ce qu’il « peut-être ». Donc, elles n’ont aucune valeur contraignante.

DONC, FINALEMENT, QU’EST-CE QUI NOUS EST DEMANDÉ ?

  • Se réunir en équipes pour discuter, puis formaliser un projet d’évaluation.
  • Donner, dans ce projet, le cadre et les principes de l’évaluation dans l’établissement. Donc, tout ce qui est du détail n’a pas vocation à y figurer.

Rappeler, dans ce projet, ce qui relève du formatif et du sommatif. Mais rien ne dit que l’on doit préciser la part de l’un et de l’autre, le nombre d’évaluation… Simplement rappeler les principes de l’évaluation formative et de la sommative.

Enfin, un point sur l’absentéisme, en parallèle du règlement intérieur, qui définit le nombre minimum de notes dans une discipline en-dessous duquel la moyenne n’est pas représentative (et ce nombre ne doit être formalisé que pour ce cas de figure). Auquel cas, l’élève ayant manqué des devoirs sans motif impérieux et n’ayant pas participé au rattrapage (un seul est mentionné) sera convoqué à une épreuve ponctuelle.

EN CONCLUSION

Le SNALC vous recommande de ne pas aller au-delà des textes contraignants et de faire valoir autant votre liberté pédagogique que le SGEC sait la faire valoir quand ça l’arrange ! Si les textes officiels ne sont pas contraignants, ni le SGEC, ni votre chef d’établissement ne peuvent vous contraindre à en écrire.

Plus vous détaillerez le projet d’évaluation, comme le SGEC le préconise, plus vous serez enfermés. Le moindre écart, lié à des difficultés d’organisation ou de calendrier, vous sera reproché. La moindre initiative relevant de votre liberté pédagogique vous sera interdite par un texte dont on vous dira qu’il vous faut le respecter à la lettre puisque vous aurez participé à sa rédaction ! Ne devenez pas les artisans de votre propre emprisonnement dans un cocon qui vous est présenté comme sécurisant. Le projet d’évaluation n’est qu’un cadre à l’intérieur duquel vous devez rester LIBRE !

Merci à Sébastien Veille pour la contribution à cet article 

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